vendredi 17 octobre 2014

La place du RÊVE dans nos histoires et dans nos vies

17/10/2014

La place du RÊVE dans nos histoires et dans nos vies

Par :  Mireille Lamiral-Dupouy


Différents états :
Dans tout ce qui est vivant, animal et végétal, il y a activité et repos. Le rêve est grand consommateur d’énergie.
Il y a 3 états de vigilance :
- calme
- attentif
- agité
et des états transitoires : somnolence, quiétude, sommeil paradoxal etc.

Philogénèse (évolution des espèces)
Selon Lamark, évolution régulière pour arriver à la perfection.
Selon Darwin, évolution fruit du hasard, du chaos
Pour les hommes, 2 phases du sommeil :
- à ondes lentes qui représente ¾ du temps de sommeil
- à ondes rapides ou sommeil paradoxal qui représente ¼ du temps de sommeil.
Les insectes et les araignées dorment mais ne rêvent pas.
Les amphibiens, les poissons et les reptiles dorment de sommeil lent.
Le rêve intervient essentiellement pendant le sommeil paradoxal. 
Le sommeil de rêve intervient à partir des oiseaux, mais pas tous ne présentent l’atonie du cou qui caractérise le rêve.
Les echnidés (animaux fossiles) présentent un sommeil indistinct (ni à ondes rapides ni à ondes lentes).
Le dauphin a les deux sommeils mais ne dort que d’un œil : c’est un sommeil hemi-hemisphérique.

Baillement
C’est un « passeport » physiologique, il marque le passage d’un état de vigilance à un autre. C’est une respiration paroxystique qui permet une oxygénation cérébrale.

Modèle du chat
Jouvet a identifié le sommeil paradoxal chez le chat. Le chat à un rêve d’espèce.
Pendant le rêve il y a atonie musculaire mais très forte activité cérébrale. Par contre pendant le sommeil à ondes lentes on peut se déplacer (somnambulisme).
Le développement de l’enfant représente en 3 ans l’évolution de l’espèce sur des millénaires.

Sécurité
Victimes et proies ont un sommeil incertain et rêvent moins que les prédateurs qui eux ont un sommeil long et beaucoup de rêves.
L’homme depuis qu’il a le feu qui le sécurise et éloigne les animaux sauvages, peut bien dormir et rêver.

Homéothermie
C’est la capacité à conserver une température constante et élevée. Nous présentons 2 température, la corporelle et la cérébrale : pendant le rêve, il y a chambardement de la température cérébrale.

Nourriture
Il y a besoin d’énergie et de glucose pour le sommeil du rêve.

Posture
Le sommeil paradoxal dépend de la posture, il nécessite une position relaxante.

Energie
Le rêve est grand consommateur d’énergie, il est nécessaire à notre métabolisme.

Lascaux
La scène du puits représente d’un côté un bison qui perd ses entrailles avec en face un homme allongé le sexe en érection : c’est la première représentation connue d’un homme entrain de rêver.

jeudi 5 juin 2014

Sociologie: est-ce la mort de nos valeurs traditionnelles


05/06/2014

Sociologie :
Est-ce la mort de nos valeurs traditionnelles ?

Par Roland Choiselle


Le patriotisme semble en voie de disparition : rappelons-nous les manifestations suite au discours de Mitterand qui approuvait le déploiement des missiles américains en Europe, le slogan était : plutôt rouge que mort.

Valeurs : c’est la bon, le bien selon des critères personnels ou collectifs.

Selon Freud :
- le ça : l’inconscient.
- le moi : notre apparence qui peut se modifier en fonction des situations.
- Le sur-moi : ce sont les valeurs qu’on nous a inculquées.

Durkheim qui a été titulaire de la première chaire de sociologie a été chargé d’établir la morale laïque sous la Troisième République.
La laïcité française est spécifique en Europe, c’est une laïcité de combat alors qu’ailleurs c’est une laïcité apaisée. Cela vient de l’histoire, la mise en place du concept de laïcité s’est faite dans le sang à la révolution française.

La France se déchristianise :
- 7% suivent les cérémonies religieuses.
- 30% se font enterrer religieusement
- 40% se font baptiser.

La France par la voix de Chirac a refusé toute référence au christianisme dans le traité de Maastricht.

La France est attachée à sa langue : la loi Toubon a été mise en place pour lutter contre le franglais. Mais le français se corrompt, il y a 3 français
- le classique
- la langue des bobos
- la langue des banlieues.

Il y a de moins en moins de mariages, ils ne sont plus que 230 000 par an dont la moitié conduisent à un divorce.

Liberté et égalité (devise de la France avec fraternité) sont incompatibles dans les faits.
Bourdieu considérait qu’il y avait inégalité des chances en fonction du milieu. Les examens sont fait pour les enfants issus d’un milieu cultivé (ceux qui ont « l’habitus »).

Les élites politiques sont de plus en plus méprisées. On ne respecte plus les détenteurs du savoir et les ingénieurs.

La valeur du travail disparaît avec la montée du chômage.
Deux grandes révolutions sociétales sont en cours :
- l’information et la communication.
- La révolution féministe.

La valeur de la famille est également attaquée, si les parents sont nombreux à aider financièrement leurs enfants, la procréation au sein des couples est totalement repensée.




jeudi 22 mai 2014

15/05/2014

Littérature : La femme dont l’œuvre est née de la souffrance et de la revendication de la liberté

Par Chantal Nivlet-Januel


Colette (28 janvier 1873 – 3 août 1954)

Elle n’a jamais voulu écrire, elle est venue à la littérature par son premier mari Willy.
Elle est née en province, à Saint-Sauveur-en-Puisaye et à passé toute son enfance à la campagne. Son père, mutilé de guerre y avait un poste de percepteur. La mère de Colette, Sidonie était une originale qui avait eu 2 enfants d’un premier mariage. Le père était un mauvais gestionnaire qui allait d’échec en échec : Sidonie ne le lui pardonnait pas. Cette dernière a appris à ses enfants à être indépendants et réfractaires. Son fils Achille sera médecin et aidera sa famille quand celle-ci sera dans la gêne
Willy vient à Saint-Sauveur pour proposer la garde de son enfant. C’est une personne très connue à Paris qui écrit et fait travailler des nègres. Colette va se marier avec Willy à 20 ans. Il l’emmène à Paris et l’installe dans sa garçonnière, Il l’emmène partout. Colette ne s’y plait pas et tombe malade.
Willy beaucoup plus âgé que sa femme est un écrivain célébre qui utilise les services de nègres tel que Francis Carco, Pierre-Jean Toulet et d’autres. Colette en 1900 écrit Claudine à l’école qui paraîtra sous le nom de Willy. Ensuite suivront Claudine en ménage et Claudine à Paris (1902), Claudine s’en va (1903) signés conjointement Colette et Willy.
En 1905 paraît Dialogues de bêtes sous le seul nom de Colette.
Willy la quitte pour Meg Villars en 1906.
Elle débute au music-hall. Elle rencontre Missy et en tombe amoureuse. Une représentation avec Missy fait un gros scandale. Plus tard Colette n’aura aucune reconnaissance envers Missy quand celle-ci sera tombée dans la gêne.
En 1907 paraît la retraite sentimentale et en 1909 l’ingénue libertine. En 1910 le divorce avec Willy est prononcé et paraît la vagabonde.
Elle épouse en 1912 Henri de Jouvenel qui a 2 enfants, l’un Bertrand a 16 ans avec lequel elle aura une liaison de plus de 6 ans ce qui rappelle étrangement Chéri pourtant écrit avant. 
Sido meurt. Colette devient journaliste dans le journal de Henri de Jouvenel. Colette va avoir une fille, Bel-Gazou qu’elle négligera. En 1923 paraît le blé en herbe. Elle divorce à nouveau.
En 1925 elle rencontre Maurice Gondeket qui arrive au bon moment pour Colette qui a besoin de calme. Maurice ruiné en 1929, ils ouvrent un institut de beauté éphémère. Ils se marient en 1935 pour pouvoir se rendre aux Etats-Unis.
Auparavant sont parus La fin de Chéri (1926), La naissance du jour (1928) et Sido (1929).
En 1936 elle est élue à l’Académie Royale de Belgique. En 1943 paraît Gigi. En 1944 Missy se suicide.
En 1945 elle remplace Sacha Guitry à l’Académie Goncourt. Elle meurt le 3 août 1954. Elle aura droit à des funérailles nationales, mais pas chrétiennes.


Marina Tsvetaieva (16 septembre 1892 – 31 août 1941)

Toute sa vie elle a choisi d’être libre. Elle avait disparu de la littérature russe jusqu’en 1955.
Elle est née à Moscou dans un milieu doré, dans une famille cultivée. Son père était un spécialiste des langues européennes, professeur d’art et fondateur du musée Pouchkine. Sa mère avait appris le piano avec Rubinstein. 
Elle a toujours voulu écrire. Elle apprend le français à l’age de 7 ans. En 1903 elle est interne dans une école française à Lausanne. Elle est très égocentrique. Elle écrit des vers. En 1910 paraît Album du soir qui est remarqué par Maximilien Volochine.
En 1911 elle épouse Efron. En 1912 elle publie La lanterne magique. Le 5 septembre elle met au monde sa fille Ariadna dite Alia.
En 1914 Sergueï Efron part à la guerre. Marina tombe amoureuse de Sophia Parnok, poétesse homosexuelle. Elle publie Poèmes de jeunesse en 1915 et Insomnies en 1916. Elle rencontre Akhmatora. Paraît ensuite Le camp des cygnes en 1917 qui met à l’honneur les soldats de l’armée blanche et La vie de Casanova : le Phénix en 1919.
En 1920 sa seconde fille Irina meurt de malnutrition dans un orphelinat. Elle se lie d’amitié avec Boris Pasternak avec lequel elle entretiendra une correspondance. En 1921 paraît Séparation.
Elle part pour Berlin où elle séjournera du 11 juin au 31 juillet puis le 1er août elle est en Tchécoslovaquie.
Elle retrouve son mari en 1925 et elle va mettre au monde un garçon Georgiu dit Mour. Le 31 octobre de la même année toute la famille part pour Paris. Elle entretient une correspondance avec Rilke.
En 1932 la famille vit à Clamart dans une situation financière dramatique.
En 1935 Efron commence à travailler pour les services secrets soviétiques.
En 1938 Tsvetaieva reste seule en France. En 1939 elle part pour Moscou . Le 27 août Alia est arrêtée et Efron l’est également le 10 octobre. Ce dernier va être interné avant d’être fusillé le 16 octobre 1941 en dépit de sa collaboration avec le régime.
En 1941 Marina se suicide par pendaison sans savoir ce qu’est devenu son mari. 




dimanche 30 mars 2014

Talleyrand, le caméléon de la politique

27/03/2014

TALLEYRAND, le caméléon de la politique

Par Jean-Bernard Soleillant


Talleyrand est né le 13 février 1754. Il a un pied-bot qui est une malformation héréditaire et non la conséquence d’une chute comme il l’a laissé entendre. Pour cette raison il ne peut pas faire une carrière militaire et donc contre son gré fera une carrière ecclésiastique.  Son oncle, évêque à Reims lui met le pied à l’étrier. Il est ordonné prêtre en 1780 à Reims. Mirabeau le recommande à Calonne.
Talleyrand est franc-maçon. Il  va devenir évêque d’Autun. Ses trois préoccupations sont l’argent, la politique et les femmes.
1789 voit arriver la révolution. C’est la convocation des Etats Généraux. Talleyrand établit un programme très révolutionnaire pour s’y faire nommer représentant du clergé.
Le 6 avril il est élu député représentant du clergé.
Octobre voit le retour du roi de Versailles à Paris, Talleyrand brigue alors le poste de ministre des finances, mais celui-ci est détenu par Necker. Il propose de transférer les biens de l’Eglise à l’état an grand dam de ses confrères : ce texte sera voté le 2 novembre.
Il devient président de l’Assemblée Constituante et propose la laïcisation de l’école.
En 1790, lors de la fête de la fédération c’est lui qui célèbre l’office.
En automne 1790 est promulguée la constitution civile du clergé, Talleyrand prête serment sans état d’âme.
Mais Talleyrand joue un double jeu, tout en servant la révolution il propose ses services à Louis XVI. Lorsque cela se sait, la Convention émet un mandat d’amener contre lui : il s’exile à Londres. En 1794, il doit quitter l’Angleterre et il part pour l’Amérique à Philadelphie.
Après la chute de Robespierre en novembre  1794, il envoie une lettre au directoire (à Barras) pour être autorisé à rentrer en France . La convention le réhabilite. Madame de Staël plaide sa cause et il va obtenir le titre de ministre des affaires extérieures le 17 juillet 1797.
Le 14 septembre 1797, il postule au poste de directeur mais il est contré par Revel qui le méprise.
Bonaparte revient à Paris, après la campagne d’Italie, devant les 5 directeurs. Puis il repart pour l’Egypte. Talleyrand n’est pas favorable a cette campagne et continue à jouer double jeu en proposant ses services à Louis XVIII.
Talleyrand a très mauvaise réputation et il est contraint de démissionner de son  poste de ministre. Le coup d’état du 18 Brumaire le remet en selle puisqu’il retrouve son ministère. Il est toujours enclin à préférer le compromis à la guerre et militera toujours pour le respect des territoires.
En 1802 Bonaparte devient premier consul, il établit le concordat et sécularise Talleyrand qui peut ainsi épouser Catherine Grand. 
Talleyrand acquiert le domaine de Valençay.
Dans l’enlèvement et l’exécution du duc d’Enghein il joue un rôle trouble.
Le 20 mai 1804 Bonaparte devient empereur des français.
De 1804 à 1807, c’est le temps des grandes conquêtes. Talleyrand suit et rédige les traités auxquels il ne croit guère.
En 1807 il démissionne, mais il restera un conseiller écouté de Napoléon. C’est la guerre en Espagne. Les infants sont exilés à Valençay.
En 1808 à Ehrfurt lors de l’entrevue avec le tsar Alexandre, Talleyrand travaille contre Napoléon avec Metternich.. C’est la rupture Napoléon Talleyrand. Ce dernier acquiert l’hôtel Matignon. Il reste cependant en contact avec Napoléon.
En 1810 Napoléon qui n’a pas d’héritier répudie Joséphine et se marie avec Marie-Louise d’Autriche.
1812 campagne de Russie. Malet fait courir le bruit de la mort de l’empereur.
Le 3 mars 1814 les armées étrangères sont en France. Le 31 mars c’est la capitulation, Talleyrand accueille le tsar et organise la restauration. Il est président du gouvernement provisoire et le 2 avril Napoléon est destitué et envoyé à l’île d’Elbe. Le traité de paix de 1814 signé avec les coalisés est favorable à la France grâce à Talleyrand. Il revient aux affaires extérieures.
En septembre 1814, au congrès de Vienne (Angleterre, Autriche, Prusse, Russie), Talleyrand admis comme simple auditeur est parvenu à mettre la zizanie entre les participants au profit de la France.
Après le retour de Napoléon en 1815 et son échec, le deuxième traité de Paris est beaucoup moins favorable à la France.

A la restauration Talleyrand devient de plus en plus libéral, il plaide pour la liberté de la presse. Il rencontre Thiers dont il financera le journal.
En 1824 c’est l’avènement de Charles X qui est très proche des ultras. En 1830 les « ordonnances » provoquent des émeutes et des barricades, ce sont les « 3 glorieuses » fatales à Charles X.
L’opposition se réunit chez Talleyrand. Louis-Philippe lui donne mission de rapprocher l’Angleterre de la France. La Belgique naît en 1830 à l’instigation de Talleyrand.
Il meurt le 18 mai 1838.

samedi 22 mars 2014

Astronomie: Les météorites et leurs impacts

10/02/2011

Astronomie : les météorites et leurs impacts

Par Philippe Simonnet (directeur du planétarium de Reims)



Météoroïde : solide dans l’espace et qui traverse l’atmosphère.
Météore : phénomène lumineux (lumière de météoroïde, arc-en-ciel, halo solaire…)
Météorite : résidu qu’on trouve au sol.

19 mai 981 : première météorite retrouvée au Japon.
La pemière en Europe, le 7 novembre 1492 à Ensisheim, exposée dans l’église jusqu’à la révolution. Maintenant elle est au musée d’Ensisheim (sa masse est estimée entre 120 et 130 Kg à l’origine).

Chladni (1756-1827) énonce en 1794 l’hypothèse de l’origine extra-terrestre des météorites
Ce sera confirmé lors de la chute du météorite de L’Aigle le 3 mai 1803 par Jean-Baptiste Biot qui délimite l’ellipse de la chute.

La terre reçoit 100 000 tonnes de météorites par an :
- 90% sont des poussières de moins de 10g
- 70% sont de moins de 1g
- 500 grosses de plus de 200g

La météorite porte le nom du lieu où il a été trouvé : exemple Chassigny en Haute-Marne trouvé le 3 octobre 1815.

Origine des météorites : ce sont des fragments d’astéroïdes.
A la formation du soleil des matières ont formé des astéroïdes : certains en s’agglomérant ont formé les planètes. D’autres ont formé la ceinture principale d’astéroïdes.
Lorsque 2 astéroïdes se heurtent, des débris partent à travers le système solaire et peuvent rencontrer une planète : ce sont des météoroïdes.
Plus éloigné du soleil il existe une autre ceinture d’astéroïdes (Kuper Belt), mais de glace ceux-ci. Lorsqu’ils se heurtent ils forment les comètes (glace + poussières solides). Après fonte de la glace à l’approche du soleil, il ne reste plus qu’un nuage de poussière qui lorsqu’il rencontre l’atmosphère provoque les étoiles filantes.

Différents types de météorites :
- Aérolithes : météorites pierreuses (chondrites, achondrites)
- Fers : météorites métalliques
- Siderolithes : météorites mixtes
Chondrites : non différenciées
Achondrites : différenciées.

Age :
- âge de formation
- âge d’exposition (durée dans l’espace)
- âge d’impact (depuis quand est-elle tombée).

Phénomènes liés à la chute :
- Lumière
- Bruit (canonnade)
- Echauffement
- Ablation (perte de masse de 30 à 60%).
- Fragmentation
- Ellipse de chute
- Impact

Quelques météorites célèbres :
- Cratère de Barringer (Arizona)
- Chicxulub au Mexique, presqu’île du Yucatan (Mexique): impact de 170 Km de diamètre, 650 millions d’années, elle serait responsable de la disparition des dinosaures.
- Astroblème de Rochechouart, 214 millions d’années, diamètre 23 Km. Tout le village est construit avec de la brèche, roche modifiée par l’impact de la météorite.
- Chassigny est une météorite martienne (détachée de mars à la suite d’un impact).





mercredi 19 février 2014

Pharmacologie : Les plantes qui ont changé la médecine

13/02/2014

Pharmacologie : Les plantes qui ont changé la médecine

Par Anne-Marie Brocard


55 plantes sont à la base de la médecine actuelle pour soigner environ 90 maladies.
80% de la population mondiale se soigne avec les plantes.

Opium : déjà utilisé 4000 ans avant JC. Le thériaque est un calmant dérivé de l’opium, puis est venu le laudanum.
Le principe actif de l’opium a été isolé en 1816 et a été appelé morphine (Morphée déesse du sommeil). Parallèlement a été développé la seringue à aiguille creuse.
Le problème de la morphine est l’accoutumance. On a alors développé l’héroïne, mais c’est pire.
Le développement de la pompe à morphine utilisée avant l’arrivée de la douleur a solutionné les problèmes d’accoutumance.

Chanvre indien : (cannabis, marijuana) un nouveau médicament en est extrait qui sera bientôt autorisé à la vente : le Sativex, spray buccal qui utilise la partie décontracturante du cannabis.

L’empire Perse est à la base de la médecine dite arabe. Naissance de l’alambic qui permet de distiller les plantes.

Quinquina : Le paludisme (malaria) tue 1 millions de personnes par an. Il est soigné par les écorces de quinquina. La quinine a été extraite par Pelletier et Caventoux.

Ambroisie : on en extrait l’artémisine qui est utilisée également contre le paludisme (uniquement en curatif).

Ipecacuanha : Ipeca, vomitif à dose forte, anti-tussif à dose faible.

Strychnos : lianes qui donnent le curare, utilisé pour les pointes de flèche en Amérique du Sud. Claude Bernard l’a utilisé pour anesthésier des patients à opérer. Les curares sont toujours utilisés.

Digitale : de la variété pourpre on extrait la digitaline, utilisée pour les maladies de cœur.

Belladone ; donne l’atropine utilisée en ophtalmo,  pré-anesthésie (malaises vagaux), infarctus, mal de mer.

Colchique : poison violent, soigne la goutte. La colchicine ralentit la prolifération des cellules cancéreuses.

Fougère mâle : la filmarone extraite de la racine est utilisée pour se débarrasser du ténia avec un laxatif.

Pervenche de Madagascar : au début était utilisé comme anti-diabétique mais peu efficace. Par contre s’est révélée bonne contre leucémies et cancers (oncovin et velbé).

If : le taxotère soigne les cancers du sein, des poumons, de la prostate.

samedi 14 décembre 2013

Maurice Genevoix

14/03/2013

Les grands romanciers : Maurice Genevoix
Le grand témoin de la Grande Guerre

Par Michel Grenouilloux



Né en 1890 et mort en 1980, il a été grièvement blessé durant la guerre 14-18.
On peut lui considérer 3 vies littéraires :
- La guerre
- L’écrivain de la Loire (Châteauneuf sur Loire)
- L’écrivain de la vie des animaux.

Pourquoi est-il si peu reconnu ?
- Ecriture de facture classique qui confine au maniérisme (accès difficile)
- Pas mondain
- Eclipsé sur son œuvre de guerre par Barbusse (Le Feu) et Dorgelès (les Croix de Bois) 
- Plus jeune que les précédents, débutant en littérature.

Il est né à Decize d’un père agent d’affaires (représentant) et d’une mère fille d’épicier. Il passera son enfance à Châteauneuf. Comme son père et sa mère travaillent, il est mis à la maternelle dès l’âge de 22 mois.
En 1893 naît son frère.. 
En 1894 il contracte le croup, maladie mortelle à l’époque. Il est sauvé par le docteur Brunet son oncle qui est ami du docteur Roux qui vient de mettre au point un sérum contre cette maladie.
Il est bon élève à l’école et très sportif.
En 1901 il entre comme pensionnaire au lycée d’Orléans. Il y découvre la littérature et en particulier Maupassant.
La mort de sa mère en 1903 est une profonde blessure.

Grâce à une bourse il va pouvoir faire des études supérieures. Il découvre déjà l’écriture. Il entre à Lakanal à Sceaux pour prépare Normale Supérieure (1908-1910).
Il passe le concours en 1911 et le réussit. Il part ensuite 1 an au service militaire puis effectue un stage de 10 semaines au bataillon de Joinville.
En 1912 il entre à Normale Sup dirigée à l’époque par Ernest Lavisse. Il y rencontre Paul Dupuit secrétaire général de l’institution, c’est le début d’une longue amitié.
En 1913 il termine sa scolarité et présente son mémoire « le réalisme dans l’œuvre de Maupassant ».
En 1914 il est mobilisé à Châlons-en-Champagne comme sous-lieutenant. Il entretient une correspondance suivie avec Paul Dupuit.
Il échappe une première fois à la mort le 24 septembre 1914, il est sauvé par un bouton de cuivre de sa tenue.
En 1915 il est promu lieutenant. Il est déplacé vers la tranchée de Calonne.
Il est grièvement blessé de 3 balles, mais sans infection à la suite. Il va faire 16 mois d’hôpital et il est réformé définitivement, le bras gauche perdu.

Il reprend contact avec Dupuit et lui fait lire ses notes de guerre : ce dernier par ses relations le met en rapport avec les éditions Hachette. Génevoix se consacre à l’écriture de ses souvenirs de guerre dans une turne mise à sa disposition à l’école normale.
En 1916 paraît le premier des 5 volumes sur la guerre  « Sous Verdun » avec une préface de Lavisse. Ce premier volume sera largement censuré.
Paraîtront ensuite  les quatre autres volumes :
- Nuit de guerre
- Au seuil des guitounes
- La boue
- Les Eparges

Il publie également un roman « Jeanne Roblin »

En 1919 il est atteint de la grippe espagnole. Il revient à Chateauneuf. En 1922 il publie « Rémi Desroches » qui obtient le prix Blumenthal et en 1925 « Raboliot » qui obtient le prix Goncourt.
Il écrit également de la poésie en prose et des bestiaires.
Son père décède en 1928. Cette même année il fait l’acquisition d’une masure en bord de Loire « Les Vernelles ». C’est là qu’il écrira tous ses ouvrages par la suite.

En 1937 il se marie à Yvonne de Montrosier qui meurt l’année suivante alors qu’elle était enceinte. Pour oublier il part au Canada faire un cycle de conférence. Ce pays va l’inspirer.

En 1940, sous l’occupation, il quitte Les Vernelles pour se réfugier en Aveyron en zone libre. Il y rencontre Suzanne Vial, veuve et mère d’une petite fille, qu’il va épouser.

Après la guerre il va donner de nombreuses conférences dans le monde entier. Il est élu en 1946 à l’Académie Française.
En 1949 paraît « ceux de 14 » qui est la réunion de ses 5 volumes sur la guerre.
En 1958 il devient secrétaire perpétuel de l’Académie Française.
Peu de temps avant sa mort il publie « 30 000 jours ».

samedi 9 novembre 2013

L’Algérie, histoire et politique

7/11/2013

L’Algérie, histoire et politique
Quelques clés pour mieux comprendre la situation algérienne d'aujourd’hui

Par Alain Marre






Pour bien comprendre l’Algérie il faut voir l’opposition Ouest-Est. L’ouest comporte de grandes plaines, l’est est essentiellement montagneux.

Premières populations :
- Ibéro-mauruciens à l’ouest
- Capsiens à l’est

Ensuite population Berbère (mal connue). Pas d’installation sur le littoral, densité plus forte à l’est.

Les Phéniciens ont installé des postes sur le littoral.
Les Libyens dépendaient de Carthage, les Numides ne dépendaient pas de Carthage et plus à l’ouest on trouvait les Maures.
Il existait deux royaumes Numides avec à l’est les Massiliens. Leur roi Massinisa profita des querelles entre Carthage et Rome pour créer un grand royaume Numide (système d’irrigation, début d’administration etc.) L’agriculture se faisait à l’intérieur de murs perpendiculaires à l’écoulement des eaux.
Jugurtha a reconstitué le royaume qui avait été atomisé par les enfants de Massinissa.
Juba I petit-fils de Jugurtha a repris la lutte contre les Romains pour accroître la Numidie, il est vaincu en 46 avant JC et se suicide. Juba II lui succède, il n’a que 4 ans et sera élevé à Rome. Juba II s’installe à Caesarea (Cherchell) près de la mer sur un plateau. Il est très ami des artistes. Il se marie avec Cléopâtre Sénélé fille d’Antoine et Cléopâtre.
Le fils Ptolémée a été assassiné sur ordre de Caligula. Rome prend la domination sur le territoire et le divise en deux :
- La Maurétanie Tingitane à l’ouest
- La Maurétanie Césarienne à l’est

Sous la domination romaine, le catholicisme se répand chez les Berbères (Saint-Augustin était un Berbère). Mais les Berbères vont adhérer en masse à l’hérésie donatiste.
Suite à la décadence de Rome, de nombreux royaumes berbères réapparaissent.
L’an 532 voit l’arrivée des Byzantins, leur présence est plus douce que n’était celle des Romains. Cependant ils rencontrent des résistances qui vont les conduire à construire des forts.

Ce sont ensuite les Arabes qui vont arriver sur une durée de 50 ans à partir de 640. Avec eux arrive l’Islam.
Les villes sont devenues des cités états qui vivent du commerce. La culture disparaît sous la pression des pasteurs nomades.
En 1514 c’est l’arrivée des Turcs qui se sont partagés les zones d’influence avec les Espagnols. La régence Turque crée 3 beylik : Ponant, Titteri et Levant. L’activité économique se trouve à l’intérieur des terres.

En 1830, c’est le début de l’ère coloniale, pour faire diversion de ses problèmes en France Charles X décide d’envahir l’Algérie. Le débarquement des Français a lieu à Sidi Ferruch et Alger est prise en juillet. Louis-Philippe qui a remplacé Charles X est peu intéressé par l’Algérie mais il laisse faire les militaires. La conquête est longue et difficile. Constantine n’est prise qu’en 1837. Abd-el-Kader organise la résistance et ne sera pris qu’en 1847.
En 1871 une insurrection a lieu en Kabylie. De 1864 à 1883 les Ouled Sidi Cheik se révoltent.

La colonisation se fait par la prise des terres.
Les terres sont distribuées gratuitement aux colons.
Il y a 3 types de terres :
- terres abous qui appartiennent aux communautés religieuses.
- terres propriétés privées
- terres à la collectivité
Les terres distribuées désorganisent l’activité agro-pastorale traditionnelle.
- 1914 : 2 123 288 Ha colonisés
- 1934 : 2 426 537 Ha colonisés

Les populations européennes sont des Français, des Espagnols, des Italiens, des Maltais et les juifs du pays déclarés Français en 1871. La population européenne passe de 109 000 en 1847 à 578 000 en 1896 et 984 000 en 1954.

Sous Napoléon III un senatus consulte en 1865 déclare tous les musulmans Français au grand dam des colons.
Création de 3 départements.

Il y a émergence d’un sentiment national, d’abord avec Ben Badis (1889-1940) et le mouvement des oulémas, puis avec Messali Hadj (1898-1974) dans un mouvement plus politique. Vient ensuite Ferhat Abbas (1899-1985) et le mouvement des Jeunes Algériens.
En 1942 les Américains débarquent en Algérie. En 1943 Abbas émet un manifeste demandant l’indépendance.
Le 8 mai 1945 a lieu le massacre de Sétif.
Les accords d’Evian mènent à l’indépendance de l’Algérie en 1962.

Ben Bella devient le premier président. Il applique une politique socialiste avec nationalisations.
Il est renversé par Boumedienne qui s’est appuyé sur l’armée pour prendre le pouvoir. Il meurt en 1978.
Chadli devient président parce qu’il est le plus ancien du FLN. Il libéralise l’état.
Il y a émergence du FIS, qui au premier tour des élections en 1991 remporte 200 sièges : Chadli est démis de ses fonctions et il n’y aura pas de deuxième tour.
On fait appel alors à Boudiaf qui sera assassiné en 1992. C’est le début des années noires.
Zeroual va prendre le pouvoir mais démissionnera en 1999.
Arrive alors Bouteflika avec sa politique de réconciliation nationale.


                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     

Philosophie : Le tragique

17/10/2013

Philosophie : Le tragique

Par Evelyne Vergnou


Tragédie signifie chant du bouc.
Elle tient son origine du théâtre grec et du culte de Dionysos qui apparaît sous la forme d’un bouc. Dionysos est le dieu de la vigne. C’est un dieu originaire d’Asie devenu grec par assimilation. La tragédie à l’origine est donc un culte religieux.

Appollon : dieu de la mesure
Dionysos : dieu de la démesure

Le mythe de Dionysos : enfant de Zeus et Gaïa, promis à la mort par Cronos et les Titans, il sera mangé vivant mais son cœur sauvé ressuscite Dionysos dans la cuisse de Zeus.

Au départ la tragédie est un monologue du chœur en musique. C’est un drame religieux.
C’est Thepsis qui sera le premier à faire de ce drame religieux un drame littéraire (VI ème siècle avant JC) : le coryphée dialogue avec le chœur, c’est la désacralisation de la tragédie. Il y a ajout d’autres mythes pour alimenter ce théâtre en train de naître.
Pisistrate, tyran d’Athènes institue des concours de Tragédie.
Thepsis invente également les masques.

Dans les campagnes le drame religieux perdure : « les Dionysies Champêtres » (rapporté par Euripide dans les Bacchanales).

Autres dramaturges :
Eschyle (Les Perses) introduit un deuxième acteur.
Sophocle introduit un troisième acteur (Œdipe roi)
Les théâtres répondent au nombre d’or, ils ont une excellente acoustique.

Eschyle : il ne nous reste que trois pièces l’Orestie, Prométhée enchaîné
Sophocle : avec lui la volonté descend chez les hommes (Antigone, Ajax, Electre…)

Héros : émergence de la volonté dans des situations de crise.
Besoin de trouver un coupable, un bouc émissaire.
Pharmakos : pratique grecque sacrificielle pour se débarrasser de celui qui est selon responsable du mal que l’on vit.

lundi 1 avril 2013

Zola son oeuvre et son "j'accuse"


28/03/2013

Littérature : Zola son œuvre et son « j’accuse »

Par Chantal Nivlet-Januel



Né en 1840, mort en 1902
Né a Paris d’un père Italien (ingénieur) et d’une française.
Son père est muté à Aix-en-Provence pour y construire un pont. Il se tue accidentellement au travail alors que Zola n’a que 7 ans. Sa mère exilée en Provence est sans ressources.
Ils reviennent à Paris où ils mènent une vie de misère.
Il rate son bac. Puis il travaille dans les douanes. Il démissionne. Pendant un an il vit dans une misère noire (les Confessions de Claude). Ces épisodes de sa vie lui donneront toute sa vie la hantise de la misère et du noir.
En 1862 il est embauché chez Hachette. Il y rencontre les grands écrivains de l’époque. Il veut lui-même écrire. Il rédige les Contes de Ninon.
Chez Hachette il est en charge de la publicité. Il passe ensuite à l’Evénement puis à l’Aurore. Il crée des rubriques critiques artistiques. Il écrit Madeleine Férat et les Mystères de Marseille, œuvres non encore totalement dans le style de l’auteur des Rougon-Macquart.
Puis il publie Thérése Raquin œuvre très forte qui fait scandale.
Avec plusieurs contemporains il donne naissance au naturalisme.
C’est ensuite les Rougon-Macquart 20 œuvres en 24 ans. C’est l’histoire d’une famille et des conséquences de l’atavisme. Cette famille présente 2 branches, les Rougon porteur d’une légère névrose et les Macquart qui ont en eux toutes les fêlures qui vont mener au pire. Pendant la rédaction de cette grande œuvre, il est salarié de sa maison d’édition.

Il épouse Gabrielle-Alexandrine avec laquelle il n’aura pas d’enfant. A la cinquantaine il prend pour maîtresse Jeanne Rozerot qui lui donnera 2 enfants.

« J’accuse. »
Au début de l’affaire Zola qui a enfin trouvé une certaine sérénité dans sa vie personnelle, hésite à s’engager. Clemenceau le pousse et Zola enquête profondément sur le sujet. Il publie « J’accuse » dans l’Aurore. Cela lui vaut un procès en diffamation : il est condamné a un an de prison et une forte amende. Pour ne pas purger sa peine, il s’exile en Angleterre pendant 1 an. Ses biens sont saisis pour payer l’amende. Il y a révision du procès en cassation. Zola s’est fait beaucoup d’ennemis dans cette affaire. Lorsque Zola rencontre Dreyfus c’est une déception car ce dernier ne lui montre guère de reconnaissance.
 La ligue des droits de l’homme est créée.
Zola meurt par asphyxie, certaines thèses penchent pour un assassinat. Dreyfus assiste au transfert des cendres au Panthéon : on lui tire dessus.

samedi 30 mars 2013

Verlaine


14/03/2013

Littérature : Verlaine

Par Michel Grenouilloux



Né en 1844, mort en 1896
Naissance à Metz d’un père militaire. C’est un enfant tardif après de nombreuses fausses couches (la mère gardait les fœtus dans des bocaux). Il a une sœur adoptive sa cousine Elisa qui a 8 ans à sa naissance.
C’est très vite un enfant tyrannique. 
Son père démissionne de l’armée, ils s’installent à Palisseul d’abord puis à Paris quand il a sept ans.
Il entre en pension où il est rejeté par ses condisciples en raison de sa laideur et de ses particularismes. Dès l’âge de 14 ans il commence à écrire des vers.
Elisa dont il est amoureux se marie.
Il passe le bac et s’oriente vers le droit. Il découvre l’alcool.
Il entre dans la vie active, d’abord dans les assurances puis à l’hôtel de ville. Il est peu assidu au travail et fréquente les cafés pour boire et écrire. Il publie ses premiers poèmes.
Son père meurt alors qu’il a 21 ans.
Il commence à fréquenter les milieux littéraires (Mallarmé, Banville, Baudelaire…)
La revue Parnasse Contemporain permet les premières publications de Verlaine. Grâce à sa cousine Elisa il publie les Poèmes Saturniens (491 ex.).
Sa cousine Elisa meurt en 1867, c’est un gros chagrin pour lui.
Il rencontre Mathilde qu’il demande en mariage. L’union a lieu le 11 août 1870 : il a 26 ans et Mathilde 16. Le couple s’installe quai de Tournelle.
En 1871, pendant la commune il garde son emploi à l’hôtel de ville : cela va le faire suspecter d’être un communard.
En septembre il accueille Rimbaud dans la famille de Mathilde. Mathilde a donné un fils Georges à Verlaine. 
Rimbaud a envoûté Verlaine. Ils partent vers la Belgique, puis à Londres où ils  vivent de petits boulots. 
En 1872 Verlaine opte pour la nationalité française (natif de Metz).
Mathilde se sépare de lui
Le 3 juillet 1873, Verlaine moqué par Rimbaud le quitte. Il menace de se suicider à Bruxelles. Rimbaud vient l’y rejoindre. Verlaine tire sur Rimbaud qui veut le suivre à Paris. Rimbaud est blessé au bras. Verlaine est mis en prison. Il va y subir des examens médicaux humiliants. Il restera 2 ans en prison. Il en sort en janvier 1876.
Il est touché par la foi. C’est l’époque où il écrit les pièces de Sagesse.
Après avoir, sans succès, essayé de renouer avec Rimbaud, il retourne en Angleterre comme professeur.
A son retour en France il est professeur à Rethel. Là il se lie avec Lucien Létinois.
En 1878 Verlaine revient à Paris pour y voir son fils clandestinement grâce à la complicité de sa belle-mère.
En 1879 il quitte Rethel et part pour Londres avec Lucien.
Lucien Létinois est incorporé à Reims, pour s’en rapprocher Verlaine trouve un emploi de surveillant dans cette ville. Lucien Létinois meurt en 1883.
Verlaine mène une vie dissolue à Maleval (Ardennes). A la suite de violence sur sa mère il retourne 1 mois en prison.
Il revient à Paris où il vit en garni. Sa mère meurt, mais comme il est malade il ne peut assister aux obsèques. Sa santé se dégrade et il effectue des séjours d’hôpitaux en hôpitaux.
Il continue d’écrire des poèmes, il est reconnu par ses pairs et sa renommée littéraire se développe. Il donne des conférences qui ont un certain succès. 
Il meurt le 8 janvier 1896.

vendredi 1 février 2013

La pendée bouddhiste

 31/01/2013

Religion : La pensée bouddhiste

Par Jean-Claude Chaise



Dans le cadre d’études ethnopsychiatrique, Jean-Claude Chaise a été amené à s’intéresser à la pensée bouddhiste. Il a suivi le cursus pour devenir lama.

Lama : 3 ans de formation 24H sur 24.
Yogi : même formation mais en 20 ans, par des genres d’unités de valeur.

Le bouddhisme est une tradition plus qu’une religion. C’est une pensée agnostique, sans notion de Dieu.
Bouddha signifie celui qui est éveillé.
C’est une tradition spirituelle. L’esprit est considéré comme un des 6 sens (pour les asiatiques ce 6ème sens est traité comme les autres).
Comment cet esprit fonctionne-t-il ? Il faut avoir la même attitude avec la production de notre esprit qu’avec les productions de nos autres organes
Shākyamuni 5 siècles avant JC est le premier à avoir laissé des écrits. Il n’y a aucun dogme. Il ne s’agit pas de croire à quelque chose, car si on croit à quelque chose c’est que cela n’existe pas. De même si on croit que quelque chose n’existe pas c’est que cette chose existe.
Nous n’existons pas en dehors du regard que les autres ont sur nous.

Il a existé jusqu’à une cinquantaine d’écoles bouddhiques. Aujourd’hui il n’en existe que 5.

En 590 avant JC Shākyamuni à entre 32 et 35 ans. Il est engagé dans une démarche spirituelle depuis 15 ans. Prise de conscience de la finitude de la vie. On naît pour faire l’expérience de la mort. Shākyamuni a enseigné pendant 40 ans.
Il faut chercher à retrouver les instants de plénitude, là, ici, maintenant.
Les Arts Martiaux et le Yoga sont issus de cette pensée.

La pensée bouddhiste : être là maintenant.
La douleur est physique, la souffrance est morale c’est ce qu’on ajoute à la douleur.
Esprit et matière ne s’opposent pas, ne se dissocient pas dans la philosophie bouddhiste.
Affect, esprit, matière : 3 facettes d’une même réalité.

Trois enseignements de Shākyamuni (appelés véhicules)
- Inayana : entrée par l’affect (vie monastique)
- Mahayana : entrée par l’esprit, interdépendance plus importante que l’éveil (dalaï lama)
- Vajrayana : entrée par le corps (yoga)

On compte un million de bouddhistes en France.

samedi 26 janvier 2013

L a lumière noire du suicide


24/01/2013


Considération intempestive :  la lumière noire du suicide

Par Didier Martz





Une personne existe par l’amour où la haine qu’elle suscite. L’indifférence, c’est l’inexistence.
Levinas et Kant considèrent que lorsqu’on a un homme face à soi, il existe. Cela n’est pas suffisant, il n’est qu’à prendre l’Allemagne nazie par exemple qui malgré son niveau de culture élevée a perpétré des génocides. Il y a aussi les phénomènes de maltraitance au quotidien : maltraitance active ou passive (indifférence).
La rencontre d’un être altéré souligne notre fragilité, c’est pourquoi nous avons du mal à le regarder en face.. Le propos moral ou éthique est insuffisant pour nous êtres fragiles.

Le suicide c’est 12000 à 13000 cas recensés en France, chiffre élevé par rapport à d’autres pays. Ce taux est inchangé depuis qu’on a commencé à l’enregistrer. Et il y a les suicides non enregistrés : accidents de la route, conduites à risques etc. Il faut citer également les suicides en entreprise, les suicides assistés (euthanasie) , les attentats suicides (kamikaze, terrorisme, hara-kiri…)

Suicide : se donner la mort
Les hommes (plus introverti ?) se suicident plus que les femmes qui parlent plus facilement de leurs problèmes. La compétition au travail peut agir sur les plus faibles. 
Chez les anciens le suicide n’avait pas se côté moral : c’était une possibilité, les stoïciens l’envisageaient comme une alternative. A cette époque ce qui était important c’était le collectif : il fallait faire le bonheur de la cité pour faire le bonheur de l’individu et non l’inverse. Cette manière de voir perdure chez les Inuits où un individu ne peut se donner la mort mais où le groupe peut décider de supprimer des bouches parce qu’il n’y a rien à manger.
Dans la chrétienté le suicide est condamné (pas de sépulture religieuse)

Classification des suicides :
-  lassitude de vivre
- maladie intolérable
- souffrance morale intolérable
- folie furieuse
- affirmation d’une conviction : geste de sacrifice
- autopunition
- échapper à une torture
- pseudo-suicide (Socrate)
- sans motifs valable
A cela il faut ajouter les suicides collectifs (sectes).

Le suicide est un moyen de se sortir d’un problème. La liberté est la question centrale dans le suicide.

Déterminisme  >  Intention  >  Volonté  >   Acte  >  Conséquences
Mobile: de l’ordre de l’affectif
Motif : de l’ordre de la raison.

Est-il possible de déterminer des profils suicidaires ?
Les déterminismes ne sont pas tout, il reste toujours un espace de liberté si petit soit-il (Kant). Sartre va plus loin qui dit fondamentalement l’homme est libre (libre-arbitre)
Conséquences : la liberté est anéantie puisqu’on est mort.
Conséquences pour l’entourage : culpabilité, honte, modification psychologique…

Pourquoi les suicides sont-ils si peu pris en compte ? Parce que ce sont des actes sans explications rationnelles.

lundi 21 janvier 2013

Philosophie : La violence

17/01/2013
Philosophie : La violence

Par Evelyne Vergnou
 
 
La violence n’est pas toujours illégitime.

L’homme est vulnérable par lui-même, il a peu d’armes naturelles. Mais il a un cerveau qui lui permet d’en construire. Il est devenu ainsi le plus violent de l’univers.
L’homme est doué de raison, mais c’est en même temps un être de passions qui peut se laisser entraîner par ses pulsions.
La violence est visible à l’extérieur, manifeste.
L’agressivité est intérieure, c’est un instinct.
Pour être violent il faut avoir de l’agressivité.
La violence est destructrice.
Pour être éduqué, civilisé, on fait violence sur soi.
Le type de caractère de l’individu influe sur la violence (caractère flegmatique, sanguin, amorphe, passionné,…)
L’homme devient violent lorsqu’il est sujet à une pulsion qu’il ne peut contrôler. La frustration mène également à la violence.
La violence peut-être légale : peine de mort dans certains états des Etats-Unis. Elle peut également être illégale mais paraître légitime (conflits des routiers).
Le terme violence viens du latin vis qui signifie force.
La violence est naturelle et l’homme n’est pas doté d’armes et n’a donc pas d’inhibition. Pour lui la violence ne peut donc être contrôlée par l’éducation.
La violence peut venir de la culture (religion par exemple), de son groupe d’appartenance (envie, jalousie, convoitise…)
Un monde sans violence est une utopie (Utopia de Thomas More).
La violence attire (médias, accidents, bagarres…), fascine (cinéma, sport, littérature). Elle est ambiguë, symbole de virilité.
Emmanuel Kant : rigorisme moral, s’interdit toute violence à la fois dans la fin et dans les moyens : mais ce n’est qu’une posture d’un intellectuel en dehors de l’action.

vendredi 7 décembre 2012

Camille Flammarion le poète des étoiles.

6/12/2012
Camille Flammarion le poète des étoiles. 

Par Bernard Vochelet


 
En 1879, il fait –33° à Langres lorsque paraît "l’astronomie populaire", par Camille Flammarion, journaliste et écrivain scientifique. C’est immédiatement un grand succès de librairie et de nombreuses rééditions vont se succéder. Cela va valoir à son auteur la Légion d’Honneur.
Camille Flammarion est né à Montigny-le-Roi en Haute-Marne d’un père commerçant en draperie. Il est très tôt intéressé par la nature. Mais en 1854 après une épidémie de choléra, les affaires périclitant, la famille émigre à Paris. Les moyens de la famille ne permettent plus à la famille de payer les études et Camille devient apprenti graveur ciseleur. Mais il fait les cours du soir pour passer les bacs littéraires et scientifiques. En plus de cela il écrit des manuscrits ce qui le mène a tomber malade de surmenage. Le médecin qui le soigne étonné par la teneur de ses écrits favorise son admission comme " élève astronome " à l’Observatoire de Paris sous la direction du terrible Le Verrier. Le travail y est fastidieux, mais grâce à un collègue Jean Charconac, après son travail, il découvre un peu le ciel.
Il écrit un livre "la pluralité des mondes habités" qui est un succès de librairie et lui vaut la jalousie de ses collègues. Il est licencié de l’observatoire.
Il se passionne pour le spiritisme très en vogue à l’époque et adhère à la société française des spirites de Allan Kardec.
Pour gagner sa vie il s’oriente vers le journalisme scientifique qui lui assure un certain confort matériel.
Il se passionne également pour l’aérostation qui l’amène à écrire " Mes voyages en ballon".
En 1870 il est capitaine de génie au fort de Vincennes. Cela va le traumatiser et il devient anti-militariste.
Il publie 4 ouvrages.
Il se marie en 1874 et fait son voyage de noces en ballon. Ses revenus élevés lui permettent de tenir un salon très fréquenté. Son frère Ernest, un peu jaloux de sa réussite s’associe à la maison d’édition Marpon. C’est là que Camille va publier son "Astronomie populaire".
Un admirateur lui fait don du château de Juvisy:  il le rénove à grand frais et y installe un observatoire. A cette époque sa renommée est mondiale.
En 1887, création de la société astronomique de France. Il continue à publier des ouvrages et même des romans tel  "Uranie"
Ensuite l’étoile de Flammarion commence à pâlir, il est un peu dépassé par l’évolution rapide de la science. Il écrit "la fin du monde" (1894) et crée la Fête du soleil. Il participe à l’expérience du pendule de Foucault.
En 1919, son épouse Sylvie meurt, mais il connaît depuis plusieurs années Gabrielle Renaudot que Sylvie avait fini par accepter à contrecœur. Il se remarie avec Gabrielle 6 mois après le décès de Sylvie.
Camille meurt à 83 ans en 1925. Il est enterré avec Sylvie dans le parc de Juvisy.
Camille Flammarion n’a rien découvert, mais il a été un excellent vulgarisateur. Il a appris à aimer l’astronomie.
 

vendredi 30 novembre 2012

Thermodynamique

Des principes de la thermodynamique aux machines thermiques


Par Jean-Luc Bodnar
 
 
Thermodynamique : échanges thermiques, branche de la physique.
Energie : quelque chose qui se conserve (rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme).
Il existe deux grandes catégories d’énergie :
  • thermique

  • travail
Travail : niveau macroscopique et ordonné
Chaleur : niveau microscopique et désordonné.

En physique quand on a l’intuition d’une loi qu’on ne peut démontrer mais dont les conséquences sont vérifiées, on énonce un principe.

Premier principe de la thermodynamique, énoncé par Carnot :
Equivalence des énergies. On peut transformer toute énergie en n’importe quelle autre. La chaleur est une vraie énergie. Cela a donné naissance à la calorimétrie.

Deuxième principe : La chaleur passe du chaud au froid, mais pas l’inverse. Il faut deux sources de chaleur pour faire des échanges d'énergie.
Spontanément on tend à l’augmentation du désordre (entropie).
Dans un système isolé, l’entropie ne peut qu’augmenter.

Rendement maximal = 1- T1/T2   (T2 source chaude, T1 source froide)

 
Il existe 3 grands types de machines :
  • Machine à vapeur : machine de Carnot (centrale électrique, locomotive à vapeur …). Elles permettent des grandes puissances mais polluent et sont grosses consommatrices d’eau.

  • Moteur à explosion (voiture) l’inconvénient est la puissance limitée.

  • Moteur de Stirling : le mouvement est donné par alternance de chauffage et refroidissement (par exemple par l’alternance d’exposition à l’ombre et au soleil). Ce moteur peut atteindre le rendement maximal de Carnot. Le problème est son encombrement.

lundi 22 octobre 2012

Mozart : l’enlèvement au Sérail

Mozart : l’enlèvement au Sérail

Par Antoine Le Duc
 
 
 
Singspiel : genre léger mais qui devient de l’opéra parle génie de Mozart.

France : opéra-comique, semi-chanté, semi-parlé
Italie : opéra-bouffe, chanté intégralement.
Allemagne : singspiel

Ils mettent en scène des personnes triviales et non plus des personnages historiques comme dans l’opéra. cela permet des mélanges de musiques plus variées.
Mozart était ouvert aux idées nouvelles, c’est l’époque des Lumières : la lutte contre l’obscurantisme, la religion, l’arbitraire, les privilèges est dans l’air du temps.
L’enlèvement au Sérail se passe en Turquie qui est très à la mode à l’époque. Il met en scène deux couples, le couple de maître (Constance et Belmonte) et le couple de serviteurs (Blandine et Pedrillo). Ils sont tombés aux mains de pirates barbaresques qui exigent une rançon pour leur libération. Ils sont détenus par Selim Pacha et Osmine le méchant gardien du sérail. On trouve dans ce singspiel les prémices du romantisme.

dimanche 14 octobre 2012

Les grands sites de l’UNESCO

11/10/2012
Athènes et son Acropole
  Pétra la ville rose

  Par Chantal NIVLET-JANUEL
 
 
Athènes
1834 : naissance de la Grèce moderne, un drapeau mais pas encore de fédération des cités.
Premier roi d’Athènes Cecrops (–2000) puis autres rois légendaires Thésée, Egée…
Pisistrate premier grand bâtisseur de Grèce.
Périclès va être le continuateur. Ce n’est pas une réelle démocratie, il crée le droit du sol qui donne le droit de vote aux seuls natifs d’Athènes.
Athéna a donné son nom à Athènes. Elle est fille de Zeus et de Métis. C’est la déesse de la Sagesse et la Prudence.
L’Acropole est le nom de la colline (ville haute). Le Parthénon est un temple dédié à Athéna (marbre parthénique).
Autre temple plus petit, l’Érechthéion avec ses Caryatides.
Les Propylées (Grand vestibule) sont l’accès à l’Acropole.
Petit temple de Athéna Niké.
Parthénon, liaison entre la philosophie de Platon et les mathématiques. Les colonnes sont obliques pour paraître droite par effet d’optique. A l’intérieur colonnes sur 2 étages. Les sculptures sont réalisées par Phidias ami de Périclès et un des meilleurs artistes de tous les temps.
A l’intérieur du Parthénon il y avait une statue d’Athéna de 10m de haut en bois et en or.
 
Petra
Ce site a été retrouvé par un Suisse en 1812.
Il a été abîmé par les tribus bédouines qui l’ont occupé.
Ce site a été creusé par les Nabatéens. Il présente de belles fresques réalisées pendant l’âge d’or (-50 av JC, +50 ap JC). Les inscriptions sont en Araméen.
Les Nabatéens sont arrivés au 7éme siècle avant JC. A l’origine c’étaient des nomades et des pillards. Ils avaient le monopole du commerce (épices). Ils n’ont jamais été vaincus par les romains.
Le site présente essentiellement des tombes et des temples.
La roche est un grès poreux donc friable.
Les Nabatéens ont pu faire de nombreux puits qui ont permis l’irrigation.
Les dieux sont représentés en dessins stylisés sur les parois :ils ont un rapport avec l’eau et la fertilité.
La population a pu avoisiner 10 000 personnes à l’apogée dans des habitations troglodytes.
Les Nabatéens ont dû quitter le site lorsque les romains ont créé des voies fluviales pour le commerce qui ont ruiné leur monopole.
 
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samedi 6 octobre 2012

Si Colbert et Diderot revenaient aujourd'hui

4/10/2012
Si Colbert et Diderot revenaient aujourd’hui
Par Roland Choiselle
 
Colbert
a été ministre de Louis XIV dans une période de croissance démographique. On peut considérer cette période comme un miracle culturel et littéraire (Molière, Racine, Corneille…). La langue Française est alors utilisée par toutes les élites européennes. Versailles est imité partout en Europe.
Colbert est né à Reims dans une famille de marchands (son père est marchand drapier).
Il va devenir le secrétaire de Mazarin. Ce dernier, à sa mort le recommande à Louis XIV.
Colbert n’aura de cesse d’abattre son concurrent Fouquet pour prendre sa place. Il parvient à ses fins par la disgrâce de Fouquet.
Colbert est un bourreau de travail. Il veut que la France devienne la première puissance économique du monde en appliquant la doctrine du mercantilisme : exportations importantes et faibles importations. Il va ainsi contribuer à l’industrialisation de la France. Il va par contre peu s’intéresser à l’agriculture. Il fait supprimer la déchéance des nobles qui s’impliquent dans l’industrie. Il favorise l’espionnage économique pour prendre les savoir-faire. Il subventionne les entreprises industrielles naissantes. Il développe les ports (Lorient) et fonde les Compagnies des Indes Orientales et Occidentales. Il va lancer également les " ersatz " pour remplacer les produits qu’on ne produit pas et qu’il faut importer. Il impose des normes de qualité aux produits .
Il développe les réseaux routiers et les services des postes (Postes Royales). Il s’intéresse aussi aux canaux.
Mais Colbert travaille également pour sa puissance personnelle. Il marie ses 3 filles à des ducs.
Le pays a besoin de beaucoup d’argent, Colbert alourdi les impôts. Il balance entre libéralisme et dirigisme.
Il est très impopulaire à sa mort et pour éviter toute manifestation il sera enterré en catimini. Il faut dire qu’à cette époque la France subit une mini période glaciaire qui provoque des famines.
Diderot
est le fils d’un coutelier de Langres. Il est placé chez les Jésuites où il se révèle brillant et intelligent. Pendant un temps il s’intéresse au droit, puis part à Paris où il obtient une maîtrise es Arts. Ensuite pendant une dizaine d’année son parcours est inconnu (marginalité ?).
Il fréquente deux cafés, le " Procope " près de la Comédie Française qui est fréquenté essentiellement par des acteurs de théâtre et des artistes et le " Régence " où on joue aux échecs. Diderot y rencontre Rousseau, ils seront amis pendant 7 à 8 ans avant une rupture.
Il entre dans la secte des Philosophes que tout le monde craint, sauf Madame de Pompadour qui au contraire va les soutenir.
Il écrit sur des sujets polémiques de son temps (les bijoux indiscrets, la religieuse…)
Il se bat contre la bureaucratie (Supplément au voyage de Bougainville).
Il lutte contre les pouvoirs. Il va glisser progressivement du déisme à l’athéisme.
Il va s’élever contre l’ "ensauvagement " de la société (ne plus donner de sens à la vie). Il prône la tolérance : s’enrichir des différences.
Le gros œuvre de sa vie sera l’encyclopédie qui va lui prendre 10 ans et qui sera stoppée par 2 fois par des interdictions. Ce sera un énorme succès auquel une multitude de contemporains ont collaboré.
 
 
 

mardi 24 avril 2012

Blaise Pascal et le Jansénisme

19/04/2012
Littérature : Blaise Pascal et le Jansénisme.
Par Jean-Bernard Soleillant
 
 
Né en 1623, mort en 1662
La grande question du moment : libre-arbitre contre prédestination.
La vie de Pascal est très mal connue. On le connaît pour sa machine à calculer, le baromètre… Il n’a rien publié de son vivant. C’est sa sœur Gilberte qui va publier une vie de Pascal, mais un portrait enjolivé. Il est né à Clermont-Ferrand d’un père bourgeois aisé, mais il perd sa mère très jeune (1631). Pascal est sujet à des convulsions, toujours malade. C’est son père qui assure ses études.
Il faut rappeler qu’en 1616 Galilée à validé les propos de Copernic.
En 1631 la famille de Pascal migre à Paris pour fréquenter les milieux intellectuels (salons). A 16 ans, essai sur les coniques. En 1639 le père de Pascal s’installe à Rouen, c’est là que Pascal invente la machine à calculer pour aider son père.
En 1646, Etienne le père fait une chute de cheval, il est soigné par les frères Deschamps, jansénistes qui vont influencer la famille.
En 1648 Pascal vérifie les théories de Toricelli
Il fréquente pendant 3 ans les salons, les honnêtes hommes, les libres-penseurs.
En 1654 il éprouve le mépris du monde.
Entretiens avec Dessassis (sur Montaigne et Epictète). Il échappe à un accident de voiture. Iol subit une extase mystique. Il renonce à la vie du monde et se réfugie à Port-Royal. C’est là qu’il écrit les " Provinciales ".
Il met au point un service de carrosse en commun, ancêtre des transports en commun, le projet est retenu par le roi mais sera victime de son succès.
1661 : sa petite nièce Marguerite Périer est miraculeusement guérie, cela l’incite à écrire une apologie de la religion chrétienne connue sous le nom de " Pensées ".
Port-Royal
En 1639 des laïcs arrivent à Port-Royal, ce sont des érudits qui ouvrent une école avec une pédagogie révolutionnaire en français (à l’époque l’enseignement se faisait en latin) qui privilégie l’enseignement du Grec
L’abbé Saint-Cyran est un disciple de Jansénius qui a écrit l’Augustinus. Les Jansénistes accusent Molina et les Jésuites d’hérésie. Mais à leur tour les jansénistes vont être considérés par le pouvoir comme une secte.
Doctrine Janséniste
A l’époque 2 thèses s’affrontent :
  • Dieu est tout Puissant

  • L’homme est responsable de ses actes.
Saint-Augustin dit que l’homme ne peut être sauvé que par la Grâce de Dieu. Thomas d’Aquin introduit le concept de la Grâce suffisante. Pour Luther et Calvin l’homme est prédestiné. Pour Jansénius l’homme est né gracié ou condamné et l’homme ne peut rien.
L’ Eglise et le pouvoir vont condamner le Jansénisme qui apparaît comme un intégrisme.
En 1656 les " Provinciales " vont défendre le Jansénisme, elles sont constituées de 18 lettres distribuées sous le manteau. Elles sont mises à l’index.
Le déterminisme de la grâce peut être rapproché du déterminisme social de Zola, du déterminisme de l’inconscient de Freud ou du déterminisme génétique.
Les Pensées
Ce ne sont au départ que des notes pour éviter d’oublier. Ces notes vont être assemblées et publiées après sa mort : ce n’était pas organisé par Pascal.
C’est l’édition de Brunswick qui fait autorité
Pour convaincre son interlocuteur, il faut se mettre à la portée de tous, être naturel, clair et simple, en bref être un " honnête homme ".
Epictéte stoïcien disciple de Marc-Aurèle et Montaigne (le doute). Chacun de ces deux philosophes a en partie raison. L’homme aspire à l’absolu, mais se heurte à des obstacles insurmontables, il est perdu au milieu de l’univers. L’homme est écartelé par des puissances trompeuses (passion, imagination, amour-propre…). Il est incapable de justice.
Le Pari
Faisons le pari que Dieu existe, passer de l’existence de Dieu à l’amour de Dieu : la foi, cela ne dépend pas de la raison.
à la base est une communauté de religieuses. En 1608 Angélique Arnaud restaure la règle primitive : c’est un grand succès. Port-Royal ouvre un nouveau site à Paris.