vendredi 7 décembre 2012

Camille Flammarion le poète des étoiles.

6/12/2012
Camille Flammarion le poète des étoiles. 

Par Bernard Vochelet


 
En 1879, il fait –33° à Langres lorsque paraît "l’astronomie populaire", par Camille Flammarion, journaliste et écrivain scientifique. C’est immédiatement un grand succès de librairie et de nombreuses rééditions vont se succéder. Cela va valoir à son auteur la Légion d’Honneur.
Camille Flammarion est né à Montigny-le-Roi en Haute-Marne d’un père commerçant en draperie. Il est très tôt intéressé par la nature. Mais en 1854 après une épidémie de choléra, les affaires périclitant, la famille émigre à Paris. Les moyens de la famille ne permettent plus à la famille de payer les études et Camille devient apprenti graveur ciseleur. Mais il fait les cours du soir pour passer les bacs littéraires et scientifiques. En plus de cela il écrit des manuscrits ce qui le mène a tomber malade de surmenage. Le médecin qui le soigne étonné par la teneur de ses écrits favorise son admission comme " élève astronome " à l’Observatoire de Paris sous la direction du terrible Le Verrier. Le travail y est fastidieux, mais grâce à un collègue Jean Charconac, après son travail, il découvre un peu le ciel.
Il écrit un livre "la pluralité des mondes habités" qui est un succès de librairie et lui vaut la jalousie de ses collègues. Il est licencié de l’observatoire.
Il se passionne pour le spiritisme très en vogue à l’époque et adhère à la société française des spirites de Allan Kardec.
Pour gagner sa vie il s’oriente vers le journalisme scientifique qui lui assure un certain confort matériel.
Il se passionne également pour l’aérostation qui l’amène à écrire " Mes voyages en ballon".
En 1870 il est capitaine de génie au fort de Vincennes. Cela va le traumatiser et il devient anti-militariste.
Il publie 4 ouvrages.
Il se marie en 1874 et fait son voyage de noces en ballon. Ses revenus élevés lui permettent de tenir un salon très fréquenté. Son frère Ernest, un peu jaloux de sa réussite s’associe à la maison d’édition Marpon. C’est là que Camille va publier son "Astronomie populaire".
Un admirateur lui fait don du château de Juvisy:  il le rénove à grand frais et y installe un observatoire. A cette époque sa renommée est mondiale.
En 1887, création de la société astronomique de France. Il continue à publier des ouvrages et même des romans tel  "Uranie"
Ensuite l’étoile de Flammarion commence à pâlir, il est un peu dépassé par l’évolution rapide de la science. Il écrit "la fin du monde" (1894) et crée la Fête du soleil. Il participe à l’expérience du pendule de Foucault.
En 1919, son épouse Sylvie meurt, mais il connaît depuis plusieurs années Gabrielle Renaudot que Sylvie avait fini par accepter à contrecœur. Il se remarie avec Gabrielle 6 mois après le décès de Sylvie.
Camille meurt à 83 ans en 1925. Il est enterré avec Sylvie dans le parc de Juvisy.
Camille Flammarion n’a rien découvert, mais il a été un excellent vulgarisateur. Il a appris à aimer l’astronomie.
 

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