samedi 14 décembre 2013

Maurice Genevoix

14/03/2013

Les grands romanciers : Maurice Genevoix
Le grand témoin de la Grande Guerre

Par Michel Grenouilloux



Né en 1890 et mort en 1980, il a été grièvement blessé durant la guerre 14-18.
On peut lui considérer 3 vies littéraires :
- La guerre
- L’écrivain de la Loire (Châteauneuf sur Loire)
- L’écrivain de la vie des animaux.

Pourquoi est-il si peu reconnu ?
- Ecriture de facture classique qui confine au maniérisme (accès difficile)
- Pas mondain
- Eclipsé sur son œuvre de guerre par Barbusse (Le Feu) et Dorgelès (les Croix de Bois) 
- Plus jeune que les précédents, débutant en littérature.

Il est né à Decize d’un père agent d’affaires (représentant) et d’une mère fille d’épicier. Il passera son enfance à Châteauneuf. Comme son père et sa mère travaillent, il est mis à la maternelle dès l’âge de 22 mois.
En 1893 naît son frère.. 
En 1894 il contracte le croup, maladie mortelle à l’époque. Il est sauvé par le docteur Brunet son oncle qui est ami du docteur Roux qui vient de mettre au point un sérum contre cette maladie.
Il est bon élève à l’école et très sportif.
En 1901 il entre comme pensionnaire au lycée d’Orléans. Il y découvre la littérature et en particulier Maupassant.
La mort de sa mère en 1903 est une profonde blessure.

Grâce à une bourse il va pouvoir faire des études supérieures. Il découvre déjà l’écriture. Il entre à Lakanal à Sceaux pour prépare Normale Supérieure (1908-1910).
Il passe le concours en 1911 et le réussit. Il part ensuite 1 an au service militaire puis effectue un stage de 10 semaines au bataillon de Joinville.
En 1912 il entre à Normale Sup dirigée à l’époque par Ernest Lavisse. Il y rencontre Paul Dupuit secrétaire général de l’institution, c’est le début d’une longue amitié.
En 1913 il termine sa scolarité et présente son mémoire « le réalisme dans l’œuvre de Maupassant ».
En 1914 il est mobilisé à Châlons-en-Champagne comme sous-lieutenant. Il entretient une correspondance suivie avec Paul Dupuit.
Il échappe une première fois à la mort le 24 septembre 1914, il est sauvé par un bouton de cuivre de sa tenue.
En 1915 il est promu lieutenant. Il est déplacé vers la tranchée de Calonne.
Il est grièvement blessé de 3 balles, mais sans infection à la suite. Il va faire 16 mois d’hôpital et il est réformé définitivement, le bras gauche perdu.

Il reprend contact avec Dupuit et lui fait lire ses notes de guerre : ce dernier par ses relations le met en rapport avec les éditions Hachette. Génevoix se consacre à l’écriture de ses souvenirs de guerre dans une turne mise à sa disposition à l’école normale.
En 1916 paraît le premier des 5 volumes sur la guerre  « Sous Verdun » avec une préface de Lavisse. Ce premier volume sera largement censuré.
Paraîtront ensuite  les quatre autres volumes :
- Nuit de guerre
- Au seuil des guitounes
- La boue
- Les Eparges

Il publie également un roman « Jeanne Roblin »

En 1919 il est atteint de la grippe espagnole. Il revient à Chateauneuf. En 1922 il publie « Rémi Desroches » qui obtient le prix Blumenthal et en 1925 « Raboliot » qui obtient le prix Goncourt.
Il écrit également de la poésie en prose et des bestiaires.
Son père décède en 1928. Cette même année il fait l’acquisition d’une masure en bord de Loire « Les Vernelles ». C’est là qu’il écrira tous ses ouvrages par la suite.

En 1937 il se marie à Yvonne de Montrosier qui meurt l’année suivante alors qu’elle était enceinte. Pour oublier il part au Canada faire un cycle de conférence. Ce pays va l’inspirer.

En 1940, sous l’occupation, il quitte Les Vernelles pour se réfugier en Aveyron en zone libre. Il y rencontre Suzanne Vial, veuve et mère d’une petite fille, qu’il va épouser.

Après la guerre il va donner de nombreuses conférences dans le monde entier. Il est élu en 1946 à l’Académie Française.
En 1949 paraît « ceux de 14 » qui est la réunion de ses 5 volumes sur la guerre.
En 1958 il devient secrétaire perpétuel de l’Académie Française.
Peu de temps avant sa mort il publie « 30 000 jours ».

samedi 9 novembre 2013

L’Algérie, histoire et politique

7/11/2013

L’Algérie, histoire et politique
Quelques clés pour mieux comprendre la situation algérienne d'aujourd’hui

Par Alain Marre






Pour bien comprendre l’Algérie il faut voir l’opposition Ouest-Est. L’ouest comporte de grandes plaines, l’est est essentiellement montagneux.

Premières populations :
- Ibéro-mauruciens à l’ouest
- Capsiens à l’est

Ensuite population Berbère (mal connue). Pas d’installation sur le littoral, densité plus forte à l’est.

Les Phéniciens ont installé des postes sur le littoral.
Les Libyens dépendaient de Carthage, les Numides ne dépendaient pas de Carthage et plus à l’ouest on trouvait les Maures.
Il existait deux royaumes Numides avec à l’est les Massiliens. Leur roi Massinisa profita des querelles entre Carthage et Rome pour créer un grand royaume Numide (système d’irrigation, début d’administration etc.) L’agriculture se faisait à l’intérieur de murs perpendiculaires à l’écoulement des eaux.
Jugurtha a reconstitué le royaume qui avait été atomisé par les enfants de Massinissa.
Juba I petit-fils de Jugurtha a repris la lutte contre les Romains pour accroître la Numidie, il est vaincu en 46 avant JC et se suicide. Juba II lui succède, il n’a que 4 ans et sera élevé à Rome. Juba II s’installe à Caesarea (Cherchell) près de la mer sur un plateau. Il est très ami des artistes. Il se marie avec Cléopâtre Sénélé fille d’Antoine et Cléopâtre.
Le fils Ptolémée a été assassiné sur ordre de Caligula. Rome prend la domination sur le territoire et le divise en deux :
- La Maurétanie Tingitane à l’ouest
- La Maurétanie Césarienne à l’est

Sous la domination romaine, le catholicisme se répand chez les Berbères (Saint-Augustin était un Berbère). Mais les Berbères vont adhérer en masse à l’hérésie donatiste.
Suite à la décadence de Rome, de nombreux royaumes berbères réapparaissent.
L’an 532 voit l’arrivée des Byzantins, leur présence est plus douce que n’était celle des Romains. Cependant ils rencontrent des résistances qui vont les conduire à construire des forts.

Ce sont ensuite les Arabes qui vont arriver sur une durée de 50 ans à partir de 640. Avec eux arrive l’Islam.
Les villes sont devenues des cités états qui vivent du commerce. La culture disparaît sous la pression des pasteurs nomades.
En 1514 c’est l’arrivée des Turcs qui se sont partagés les zones d’influence avec les Espagnols. La régence Turque crée 3 beylik : Ponant, Titteri et Levant. L’activité économique se trouve à l’intérieur des terres.

En 1830, c’est le début de l’ère coloniale, pour faire diversion de ses problèmes en France Charles X décide d’envahir l’Algérie. Le débarquement des Français a lieu à Sidi Ferruch et Alger est prise en juillet. Louis-Philippe qui a remplacé Charles X est peu intéressé par l’Algérie mais il laisse faire les militaires. La conquête est longue et difficile. Constantine n’est prise qu’en 1837. Abd-el-Kader organise la résistance et ne sera pris qu’en 1847.
En 1871 une insurrection a lieu en Kabylie. De 1864 à 1883 les Ouled Sidi Cheik se révoltent.

La colonisation se fait par la prise des terres.
Les terres sont distribuées gratuitement aux colons.
Il y a 3 types de terres :
- terres abous qui appartiennent aux communautés religieuses.
- terres propriétés privées
- terres à la collectivité
Les terres distribuées désorganisent l’activité agro-pastorale traditionnelle.
- 1914 : 2 123 288 Ha colonisés
- 1934 : 2 426 537 Ha colonisés

Les populations européennes sont des Français, des Espagnols, des Italiens, des Maltais et les juifs du pays déclarés Français en 1871. La population européenne passe de 109 000 en 1847 à 578 000 en 1896 et 984 000 en 1954.

Sous Napoléon III un senatus consulte en 1865 déclare tous les musulmans Français au grand dam des colons.
Création de 3 départements.

Il y a émergence d’un sentiment national, d’abord avec Ben Badis (1889-1940) et le mouvement des oulémas, puis avec Messali Hadj (1898-1974) dans un mouvement plus politique. Vient ensuite Ferhat Abbas (1899-1985) et le mouvement des Jeunes Algériens.
En 1942 les Américains débarquent en Algérie. En 1943 Abbas émet un manifeste demandant l’indépendance.
Le 8 mai 1945 a lieu le massacre de Sétif.
Les accords d’Evian mènent à l’indépendance de l’Algérie en 1962.

Ben Bella devient le premier président. Il applique une politique socialiste avec nationalisations.
Il est renversé par Boumedienne qui s’est appuyé sur l’armée pour prendre le pouvoir. Il meurt en 1978.
Chadli devient président parce qu’il est le plus ancien du FLN. Il libéralise l’état.
Il y a émergence du FIS, qui au premier tour des élections en 1991 remporte 200 sièges : Chadli est démis de ses fonctions et il n’y aura pas de deuxième tour.
On fait appel alors à Boudiaf qui sera assassiné en 1992. C’est le début des années noires.
Zeroual va prendre le pouvoir mais démissionnera en 1999.
Arrive alors Bouteflika avec sa politique de réconciliation nationale.


                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     

Philosophie : Le tragique

17/10/2013

Philosophie : Le tragique

Par Evelyne Vergnou


Tragédie signifie chant du bouc.
Elle tient son origine du théâtre grec et du culte de Dionysos qui apparaît sous la forme d’un bouc. Dionysos est le dieu de la vigne. C’est un dieu originaire d’Asie devenu grec par assimilation. La tragédie à l’origine est donc un culte religieux.

Appollon : dieu de la mesure
Dionysos : dieu de la démesure

Le mythe de Dionysos : enfant de Zeus et Gaïa, promis à la mort par Cronos et les Titans, il sera mangé vivant mais son cœur sauvé ressuscite Dionysos dans la cuisse de Zeus.

Au départ la tragédie est un monologue du chœur en musique. C’est un drame religieux.
C’est Thepsis qui sera le premier à faire de ce drame religieux un drame littéraire (VI ème siècle avant JC) : le coryphée dialogue avec le chœur, c’est la désacralisation de la tragédie. Il y a ajout d’autres mythes pour alimenter ce théâtre en train de naître.
Pisistrate, tyran d’Athènes institue des concours de Tragédie.
Thepsis invente également les masques.

Dans les campagnes le drame religieux perdure : « les Dionysies Champêtres » (rapporté par Euripide dans les Bacchanales).

Autres dramaturges :
Eschyle (Les Perses) introduit un deuxième acteur.
Sophocle introduit un troisième acteur (Œdipe roi)
Les théâtres répondent au nombre d’or, ils ont une excellente acoustique.

Eschyle : il ne nous reste que trois pièces l’Orestie, Prométhée enchaîné
Sophocle : avec lui la volonté descend chez les hommes (Antigone, Ajax, Electre…)

Héros : émergence de la volonté dans des situations de crise.
Besoin de trouver un coupable, un bouc émissaire.
Pharmakos : pratique grecque sacrificielle pour se débarrasser de celui qui est selon responsable du mal que l’on vit.

lundi 1 avril 2013

Zola son oeuvre et son "j'accuse"


28/03/2013

Littérature : Zola son œuvre et son « j’accuse »

Par Chantal Nivlet-Januel



Né en 1840, mort en 1902
Né a Paris d’un père Italien (ingénieur) et d’une française.
Son père est muté à Aix-en-Provence pour y construire un pont. Il se tue accidentellement au travail alors que Zola n’a que 7 ans. Sa mère exilée en Provence est sans ressources.
Ils reviennent à Paris où ils mènent une vie de misère.
Il rate son bac. Puis il travaille dans les douanes. Il démissionne. Pendant un an il vit dans une misère noire (les Confessions de Claude). Ces épisodes de sa vie lui donneront toute sa vie la hantise de la misère et du noir.
En 1862 il est embauché chez Hachette. Il y rencontre les grands écrivains de l’époque. Il veut lui-même écrire. Il rédige les Contes de Ninon.
Chez Hachette il est en charge de la publicité. Il passe ensuite à l’Evénement puis à l’Aurore. Il crée des rubriques critiques artistiques. Il écrit Madeleine Férat et les Mystères de Marseille, œuvres non encore totalement dans le style de l’auteur des Rougon-Macquart.
Puis il publie Thérése Raquin œuvre très forte qui fait scandale.
Avec plusieurs contemporains il donne naissance au naturalisme.
C’est ensuite les Rougon-Macquart 20 œuvres en 24 ans. C’est l’histoire d’une famille et des conséquences de l’atavisme. Cette famille présente 2 branches, les Rougon porteur d’une légère névrose et les Macquart qui ont en eux toutes les fêlures qui vont mener au pire. Pendant la rédaction de cette grande œuvre, il est salarié de sa maison d’édition.

Il épouse Gabrielle-Alexandrine avec laquelle il n’aura pas d’enfant. A la cinquantaine il prend pour maîtresse Jeanne Rozerot qui lui donnera 2 enfants.

« J’accuse. »
Au début de l’affaire Zola qui a enfin trouvé une certaine sérénité dans sa vie personnelle, hésite à s’engager. Clemenceau le pousse et Zola enquête profondément sur le sujet. Il publie « J’accuse » dans l’Aurore. Cela lui vaut un procès en diffamation : il est condamné a un an de prison et une forte amende. Pour ne pas purger sa peine, il s’exile en Angleterre pendant 1 an. Ses biens sont saisis pour payer l’amende. Il y a révision du procès en cassation. Zola s’est fait beaucoup d’ennemis dans cette affaire. Lorsque Zola rencontre Dreyfus c’est une déception car ce dernier ne lui montre guère de reconnaissance.
 La ligue des droits de l’homme est créée.
Zola meurt par asphyxie, certaines thèses penchent pour un assassinat. Dreyfus assiste au transfert des cendres au Panthéon : on lui tire dessus.

samedi 30 mars 2013

Verlaine


14/03/2013

Littérature : Verlaine

Par Michel Grenouilloux



Né en 1844, mort en 1896
Naissance à Metz d’un père militaire. C’est un enfant tardif après de nombreuses fausses couches (la mère gardait les fœtus dans des bocaux). Il a une sœur adoptive sa cousine Elisa qui a 8 ans à sa naissance.
C’est très vite un enfant tyrannique. 
Son père démissionne de l’armée, ils s’installent à Palisseul d’abord puis à Paris quand il a sept ans.
Il entre en pension où il est rejeté par ses condisciples en raison de sa laideur et de ses particularismes. Dès l’âge de 14 ans il commence à écrire des vers.
Elisa dont il est amoureux se marie.
Il passe le bac et s’oriente vers le droit. Il découvre l’alcool.
Il entre dans la vie active, d’abord dans les assurances puis à l’hôtel de ville. Il est peu assidu au travail et fréquente les cafés pour boire et écrire. Il publie ses premiers poèmes.
Son père meurt alors qu’il a 21 ans.
Il commence à fréquenter les milieux littéraires (Mallarmé, Banville, Baudelaire…)
La revue Parnasse Contemporain permet les premières publications de Verlaine. Grâce à sa cousine Elisa il publie les Poèmes Saturniens (491 ex.).
Sa cousine Elisa meurt en 1867, c’est un gros chagrin pour lui.
Il rencontre Mathilde qu’il demande en mariage. L’union a lieu le 11 août 1870 : il a 26 ans et Mathilde 16. Le couple s’installe quai de Tournelle.
En 1871, pendant la commune il garde son emploi à l’hôtel de ville : cela va le faire suspecter d’être un communard.
En septembre il accueille Rimbaud dans la famille de Mathilde. Mathilde a donné un fils Georges à Verlaine. 
Rimbaud a envoûté Verlaine. Ils partent vers la Belgique, puis à Londres où ils  vivent de petits boulots. 
En 1872 Verlaine opte pour la nationalité française (natif de Metz).
Mathilde se sépare de lui
Le 3 juillet 1873, Verlaine moqué par Rimbaud le quitte. Il menace de se suicider à Bruxelles. Rimbaud vient l’y rejoindre. Verlaine tire sur Rimbaud qui veut le suivre à Paris. Rimbaud est blessé au bras. Verlaine est mis en prison. Il va y subir des examens médicaux humiliants. Il restera 2 ans en prison. Il en sort en janvier 1876.
Il est touché par la foi. C’est l’époque où il écrit les pièces de Sagesse.
Après avoir, sans succès, essayé de renouer avec Rimbaud, il retourne en Angleterre comme professeur.
A son retour en France il est professeur à Rethel. Là il se lie avec Lucien Létinois.
En 1878 Verlaine revient à Paris pour y voir son fils clandestinement grâce à la complicité de sa belle-mère.
En 1879 il quitte Rethel et part pour Londres avec Lucien.
Lucien Létinois est incorporé à Reims, pour s’en rapprocher Verlaine trouve un emploi de surveillant dans cette ville. Lucien Létinois meurt en 1883.
Verlaine mène une vie dissolue à Maleval (Ardennes). A la suite de violence sur sa mère il retourne 1 mois en prison.
Il revient à Paris où il vit en garni. Sa mère meurt, mais comme il est malade il ne peut assister aux obsèques. Sa santé se dégrade et il effectue des séjours d’hôpitaux en hôpitaux.
Il continue d’écrire des poèmes, il est reconnu par ses pairs et sa renommée littéraire se développe. Il donne des conférences qui ont un certain succès. 
Il meurt le 8 janvier 1896.

vendredi 1 février 2013

La pendée bouddhiste

 31/01/2013

Religion : La pensée bouddhiste

Par Jean-Claude Chaise



Dans le cadre d’études ethnopsychiatrique, Jean-Claude Chaise a été amené à s’intéresser à la pensée bouddhiste. Il a suivi le cursus pour devenir lama.

Lama : 3 ans de formation 24H sur 24.
Yogi : même formation mais en 20 ans, par des genres d’unités de valeur.

Le bouddhisme est une tradition plus qu’une religion. C’est une pensée agnostique, sans notion de Dieu.
Bouddha signifie celui qui est éveillé.
C’est une tradition spirituelle. L’esprit est considéré comme un des 6 sens (pour les asiatiques ce 6ème sens est traité comme les autres).
Comment cet esprit fonctionne-t-il ? Il faut avoir la même attitude avec la production de notre esprit qu’avec les productions de nos autres organes
Shākyamuni 5 siècles avant JC est le premier à avoir laissé des écrits. Il n’y a aucun dogme. Il ne s’agit pas de croire à quelque chose, car si on croit à quelque chose c’est que cela n’existe pas. De même si on croit que quelque chose n’existe pas c’est que cette chose existe.
Nous n’existons pas en dehors du regard que les autres ont sur nous.

Il a existé jusqu’à une cinquantaine d’écoles bouddhiques. Aujourd’hui il n’en existe que 5.

En 590 avant JC Shākyamuni à entre 32 et 35 ans. Il est engagé dans une démarche spirituelle depuis 15 ans. Prise de conscience de la finitude de la vie. On naît pour faire l’expérience de la mort. Shākyamuni a enseigné pendant 40 ans.
Il faut chercher à retrouver les instants de plénitude, là, ici, maintenant.
Les Arts Martiaux et le Yoga sont issus de cette pensée.

La pensée bouddhiste : être là maintenant.
La douleur est physique, la souffrance est morale c’est ce qu’on ajoute à la douleur.
Esprit et matière ne s’opposent pas, ne se dissocient pas dans la philosophie bouddhiste.
Affect, esprit, matière : 3 facettes d’une même réalité.

Trois enseignements de Shākyamuni (appelés véhicules)
- Inayana : entrée par l’affect (vie monastique)
- Mahayana : entrée par l’esprit, interdépendance plus importante que l’éveil (dalaï lama)
- Vajrayana : entrée par le corps (yoga)

On compte un million de bouddhistes en France.

samedi 26 janvier 2013

L a lumière noire du suicide


24/01/2013


Considération intempestive :  la lumière noire du suicide

Par Didier Martz





Une personne existe par l’amour où la haine qu’elle suscite. L’indifférence, c’est l’inexistence.
Levinas et Kant considèrent que lorsqu’on a un homme face à soi, il existe. Cela n’est pas suffisant, il n’est qu’à prendre l’Allemagne nazie par exemple qui malgré son niveau de culture élevée a perpétré des génocides. Il y a aussi les phénomènes de maltraitance au quotidien : maltraitance active ou passive (indifférence).
La rencontre d’un être altéré souligne notre fragilité, c’est pourquoi nous avons du mal à le regarder en face.. Le propos moral ou éthique est insuffisant pour nous êtres fragiles.

Le suicide c’est 12000 à 13000 cas recensés en France, chiffre élevé par rapport à d’autres pays. Ce taux est inchangé depuis qu’on a commencé à l’enregistrer. Et il y a les suicides non enregistrés : accidents de la route, conduites à risques etc. Il faut citer également les suicides en entreprise, les suicides assistés (euthanasie) , les attentats suicides (kamikaze, terrorisme, hara-kiri…)

Suicide : se donner la mort
Les hommes (plus introverti ?) se suicident plus que les femmes qui parlent plus facilement de leurs problèmes. La compétition au travail peut agir sur les plus faibles. 
Chez les anciens le suicide n’avait pas se côté moral : c’était une possibilité, les stoïciens l’envisageaient comme une alternative. A cette époque ce qui était important c’était le collectif : il fallait faire le bonheur de la cité pour faire le bonheur de l’individu et non l’inverse. Cette manière de voir perdure chez les Inuits où un individu ne peut se donner la mort mais où le groupe peut décider de supprimer des bouches parce qu’il n’y a rien à manger.
Dans la chrétienté le suicide est condamné (pas de sépulture religieuse)

Classification des suicides :
-  lassitude de vivre
- maladie intolérable
- souffrance morale intolérable
- folie furieuse
- affirmation d’une conviction : geste de sacrifice
- autopunition
- échapper à une torture
- pseudo-suicide (Socrate)
- sans motifs valable
A cela il faut ajouter les suicides collectifs (sectes).

Le suicide est un moyen de se sortir d’un problème. La liberté est la question centrale dans le suicide.

Déterminisme  >  Intention  >  Volonté  >   Acte  >  Conséquences
Mobile: de l’ordre de l’affectif
Motif : de l’ordre de la raison.

Est-il possible de déterminer des profils suicidaires ?
Les déterminismes ne sont pas tout, il reste toujours un espace de liberté si petit soit-il (Kant). Sartre va plus loin qui dit fondamentalement l’homme est libre (libre-arbitre)
Conséquences : la liberté est anéantie puisqu’on est mort.
Conséquences pour l’entourage : culpabilité, honte, modification psychologique…

Pourquoi les suicides sont-ils si peu pris en compte ? Parce que ce sont des actes sans explications rationnelles.

lundi 21 janvier 2013

Philosophie : La violence

17/01/2013
Philosophie : La violence

Par Evelyne Vergnou
 
 
La violence n’est pas toujours illégitime.

L’homme est vulnérable par lui-même, il a peu d’armes naturelles. Mais il a un cerveau qui lui permet d’en construire. Il est devenu ainsi le plus violent de l’univers.
L’homme est doué de raison, mais c’est en même temps un être de passions qui peut se laisser entraîner par ses pulsions.
La violence est visible à l’extérieur, manifeste.
L’agressivité est intérieure, c’est un instinct.
Pour être violent il faut avoir de l’agressivité.
La violence est destructrice.
Pour être éduqué, civilisé, on fait violence sur soi.
Le type de caractère de l’individu influe sur la violence (caractère flegmatique, sanguin, amorphe, passionné,…)
L’homme devient violent lorsqu’il est sujet à une pulsion qu’il ne peut contrôler. La frustration mène également à la violence.
La violence peut-être légale : peine de mort dans certains états des Etats-Unis. Elle peut également être illégale mais paraître légitime (conflits des routiers).
Le terme violence viens du latin vis qui signifie force.
La violence est naturelle et l’homme n’est pas doté d’armes et n’a donc pas d’inhibition. Pour lui la violence ne peut donc être contrôlée par l’éducation.
La violence peut venir de la culture (religion par exemple), de son groupe d’appartenance (envie, jalousie, convoitise…)
Un monde sans violence est une utopie (Utopia de Thomas More).
La violence attire (médias, accidents, bagarres…), fascine (cinéma, sport, littérature). Elle est ambiguë, symbole de virilité.
Emmanuel Kant : rigorisme moral, s’interdit toute violence à la fois dans la fin et dans les moyens : mais ce n’est qu’une posture d’un intellectuel en dehors de l’action.