samedi 26 janvier 2013

L a lumière noire du suicide


24/01/2013


Considération intempestive :  la lumière noire du suicide

Par Didier Martz





Une personne existe par l’amour où la haine qu’elle suscite. L’indifférence, c’est l’inexistence.
Levinas et Kant considèrent que lorsqu’on a un homme face à soi, il existe. Cela n’est pas suffisant, il n’est qu’à prendre l’Allemagne nazie par exemple qui malgré son niveau de culture élevée a perpétré des génocides. Il y a aussi les phénomènes de maltraitance au quotidien : maltraitance active ou passive (indifférence).
La rencontre d’un être altéré souligne notre fragilité, c’est pourquoi nous avons du mal à le regarder en face.. Le propos moral ou éthique est insuffisant pour nous êtres fragiles.

Le suicide c’est 12000 à 13000 cas recensés en France, chiffre élevé par rapport à d’autres pays. Ce taux est inchangé depuis qu’on a commencé à l’enregistrer. Et il y a les suicides non enregistrés : accidents de la route, conduites à risques etc. Il faut citer également les suicides en entreprise, les suicides assistés (euthanasie) , les attentats suicides (kamikaze, terrorisme, hara-kiri…)

Suicide : se donner la mort
Les hommes (plus introverti ?) se suicident plus que les femmes qui parlent plus facilement de leurs problèmes. La compétition au travail peut agir sur les plus faibles. 
Chez les anciens le suicide n’avait pas se côté moral : c’était une possibilité, les stoïciens l’envisageaient comme une alternative. A cette époque ce qui était important c’était le collectif : il fallait faire le bonheur de la cité pour faire le bonheur de l’individu et non l’inverse. Cette manière de voir perdure chez les Inuits où un individu ne peut se donner la mort mais où le groupe peut décider de supprimer des bouches parce qu’il n’y a rien à manger.
Dans la chrétienté le suicide est condamné (pas de sépulture religieuse)

Classification des suicides :
-  lassitude de vivre
- maladie intolérable
- souffrance morale intolérable
- folie furieuse
- affirmation d’une conviction : geste de sacrifice
- autopunition
- échapper à une torture
- pseudo-suicide (Socrate)
- sans motifs valable
A cela il faut ajouter les suicides collectifs (sectes).

Le suicide est un moyen de se sortir d’un problème. La liberté est la question centrale dans le suicide.

Déterminisme  >  Intention  >  Volonté  >   Acte  >  Conséquences
Mobile: de l’ordre de l’affectif
Motif : de l’ordre de la raison.

Est-il possible de déterminer des profils suicidaires ?
Les déterminismes ne sont pas tout, il reste toujours un espace de liberté si petit soit-il (Kant). Sartre va plus loin qui dit fondamentalement l’homme est libre (libre-arbitre)
Conséquences : la liberté est anéantie puisqu’on est mort.
Conséquences pour l’entourage : culpabilité, honte, modification psychologique…

Pourquoi les suicides sont-ils si peu pris en compte ? Parce que ce sont des actes sans explications rationnelles.

lundi 21 janvier 2013

Philosophie : La violence

17/01/2013
Philosophie : La violence

Par Evelyne Vergnou
 
 
La violence n’est pas toujours illégitime.

L’homme est vulnérable par lui-même, il a peu d’armes naturelles. Mais il a un cerveau qui lui permet d’en construire. Il est devenu ainsi le plus violent de l’univers.
L’homme est doué de raison, mais c’est en même temps un être de passions qui peut se laisser entraîner par ses pulsions.
La violence est visible à l’extérieur, manifeste.
L’agressivité est intérieure, c’est un instinct.
Pour être violent il faut avoir de l’agressivité.
La violence est destructrice.
Pour être éduqué, civilisé, on fait violence sur soi.
Le type de caractère de l’individu influe sur la violence (caractère flegmatique, sanguin, amorphe, passionné,…)
L’homme devient violent lorsqu’il est sujet à une pulsion qu’il ne peut contrôler. La frustration mène également à la violence.
La violence peut-être légale : peine de mort dans certains états des Etats-Unis. Elle peut également être illégale mais paraître légitime (conflits des routiers).
Le terme violence viens du latin vis qui signifie force.
La violence est naturelle et l’homme n’est pas doté d’armes et n’a donc pas d’inhibition. Pour lui la violence ne peut donc être contrôlée par l’éducation.
La violence peut venir de la culture (religion par exemple), de son groupe d’appartenance (envie, jalousie, convoitise…)
Un monde sans violence est une utopie (Utopia de Thomas More).
La violence attire (médias, accidents, bagarres…), fascine (cinéma, sport, littérature). Elle est ambiguë, symbole de virilité.
Emmanuel Kant : rigorisme moral, s’interdit toute violence à la fois dans la fin et dans les moyens : mais ce n’est qu’une posture d’un intellectuel en dehors de l’action.