mardi 19 avril 2011

Les Prêtres dans l'Egypte antique


14/04/2011
Les Prêtres en Egypte antique
Par Jocelyne Fleury
 
On remarque en Egypte l’abondance et les dimensions des édifices religieux. Ceux qui sont visibles actuellement sont gréco-romains, ceux de l’Egypte classique ne subsistent pas. Hérodote a beaucoup décrit l’Egypte dans " Histoires ", il a constaté que la vie religieuse était importante à cette époque.




Nous avons 3 témoignages importants sur les prêtres :
1) Hérodote : les Egyptiens sont dévots, ils respectent les normes religieuses et le clergé est très puissant.
2) Porphyre (3ème siècle après JC) constate que les prêtres " païens " ont une vie simple et sobre.
3) Juvénal (60-140 après JC) dans ses " Satires " se moque de la religion égyptienne qu’il n’a pas comprise.




Fonctionnement de la charge sacerdotale :
Beaucoup de membres du haut clergé cumulaient des fonctions religieuses et civiles. Au 15ème AC Hapouseneb est Vizir et Grand Prêtre. En 660 AC Montouemhat est prince de la ville et 4ème prophète. Au 4ème AC Padineïth est Prêtre avant de devenir Vizir.
C’est en théorie le souverain qui nommait les prêtres, mais en fait les charges étaient héréditaires. Le souverain pouvait rompre le cours des choses lorsqu’il voulait récompenser ou punir.
Il y avait plusieurs prêtres pour un seul dieu, mais un seul chef, le Grand Prêtre. L’organisation présentait une hiérarchie rigide. Par contre la prêtrise d’un temple était une structure autonome sans subordination hiérarchique par rapport à d’autres temples.
Les divinités n’étaient pas organisées en système, elles étaient locales. La prêtrise était pléthorique et dissociée. Le souverain devait faire le lien entre les diverses églises autocéphales. Le souverain avait la prérogative du culte, il avait donc la double " casquette " religieuse et civile.
La fonction sacerdotale s’effectuait dans le temple : Hors du temple le prêtre était une personne ordinaire.




Le temple
Il présente une structure standard jusqu’à l’époque romaine incluse. Dans le temple n’entraient que les prêtres et les auxiliaires du culte.
Le temple avait une enceinte en brique crue. Le sanctuaire qui représentait 10% de la surface était en pierre. Les 90% restants étaient d’autres édifices en briques crues : maison de prêtres, magasins de stockage, lieu aquatique pour la purification…



Personnel du temple
-Prêtres
-Personnel administratif et technique.
Une hiérarchie avec un haut clergé et un bas clergé tenus à une purification rituelle (ouab) :
-1er Grand Prêtre
-2ème Grand Prêtre
-3ème Grand Prêtre
-4ème Grand Prêtre
…..
-Prêtres ordinaires (serviteur du dieu) en nombre variable en fonction de la taille du temple, organisés en groupe avec à leur tête un surintendant.
-Pères du dieu
-Préposés au mystère
-Prêtres lecteurs (et magiciens)
-Prêtres de bas rang




Clergé féminin : femmes prêtresses = épouses du dieu
Les Grandes Prêtresses ne pouvaient pas se marier. Les prêtresses ordinaires pouvaient être mariées à des prêtres.




Rôle économique du temple
Les temples nourrissaient une partie de la population. Ils possédaient des terres. Ils avaient besoin de fonctionnaires pour faire fonctionner ces structures.




Rituel dans le temple
Le but était de capter la présence divine. Les offrandes représentaient toutes les productions d’Egypte.
Tous les temples avaient un rite 3 fois par jour :
Le matin : ablution des prêtres, offrandes déposées sur les autels. Le prêtre le plus gradé ouvrait la porte du Saint des Saints et le Naos. La statue était traitée comme un être vivant.
Le midi : célébration du soleil au zénith.
Le soir : cérémonies dans les chapelles latérales.

lundi 11 avril 2011

Pierre Loti

31/03/2011 La Vie des écrivains du XIXème : Pierre Loti Par Michel Grenouilloux
 Julien Viaud (vrai nom de Pierre Loti) est né à Rochefort-sur-Mer en 1850 et il meurt en 1923. C’est une naissance tardive, il est le 3ème enfant, sa sœur a alors 19 ans et son frère 12 ans. C’est un enfant choyé dans un milieu de femmes (5). C’est un milieu modeste après avoir connu l’aisance.

1863, Julien décide de se faire marin comme son frère Gustave. Il commence un journal intime très précis et sans concessions qu’il continuera toute sa vie. Ce journal très sincère sera la base de son œuvre littéraire.

1865 son frère Gustave meurt à l’âge de 27 ans, et à partir de là il va être obsédé par les cimetières.

1866 il a sa première expérience sexuelle avec une gitane.

1867 il est reçu 40ème sur 70 à l’école navale. Son père soupçonné de vol va être jeté en prison. Il sera ensuite lavé des soupçons mais devra néanmoins rembourser l’argent manquant ce qui va entraîner la gêne de la famille pendant de longues années.

1868 premier voyage à bord de Bougainville.

1870 mort du père. Il fait la guerre en mer du Nord et en Baltique.

1872 escale à Tahiti : il écrit Le mariage de Loti d’où il tire son pseudonyme suggéré par Pomaré IV la reine de Tahiti.

1874 aventures au Sénégal.

1875 il fait la connaissance de Sarah Bernhard.

1876 départ pour Salonique, il y rencontre Haridjé qui deviendra Aziyadé.

1877 aménagement d’une chambre turque à Rochefort.

1879 publication de Aziyadé sans nom d’auteur.

1880 publication du mariage de Loti pat Juliette Adam : C’est un très gros succès. Le 2 octobre c’est la première apparition de la signature Loti pour un article.

1881 Le roman d’un Saphi

1885 Madame Chrysantème

1886 Pêcheur d’Islande. Mariage avec Blanche Franc de Ferrières.

1889 naissance de son fils Samuel.

1891 élection à l’Académie Française contre Zola.

1897 publication de Ramuntcho

1893 au Pays Basque il rencontre Crucita Gainza : avec cette dernière il aura 3 enfants dont 2 survivront

1899 il est mis à la retraite d’office, puis réintégré.

1910 retraite

1914 à sa demande il est affecté près de Gallieni.

Dans sa carrière il aura été en mer 19 ans et 11 mois.