lundi 1 avril 2013

Zola son oeuvre et son "j'accuse"


28/03/2013

Littérature : Zola son œuvre et son « j’accuse »

Par Chantal Nivlet-Januel



Né en 1840, mort en 1902
Né a Paris d’un père Italien (ingénieur) et d’une française.
Son père est muté à Aix-en-Provence pour y construire un pont. Il se tue accidentellement au travail alors que Zola n’a que 7 ans. Sa mère exilée en Provence est sans ressources.
Ils reviennent à Paris où ils mènent une vie de misère.
Il rate son bac. Puis il travaille dans les douanes. Il démissionne. Pendant un an il vit dans une misère noire (les Confessions de Claude). Ces épisodes de sa vie lui donneront toute sa vie la hantise de la misère et du noir.
En 1862 il est embauché chez Hachette. Il y rencontre les grands écrivains de l’époque. Il veut lui-même écrire. Il rédige les Contes de Ninon.
Chez Hachette il est en charge de la publicité. Il passe ensuite à l’Evénement puis à l’Aurore. Il crée des rubriques critiques artistiques. Il écrit Madeleine Férat et les Mystères de Marseille, œuvres non encore totalement dans le style de l’auteur des Rougon-Macquart.
Puis il publie Thérése Raquin œuvre très forte qui fait scandale.
Avec plusieurs contemporains il donne naissance au naturalisme.
C’est ensuite les Rougon-Macquart 20 œuvres en 24 ans. C’est l’histoire d’une famille et des conséquences de l’atavisme. Cette famille présente 2 branches, les Rougon porteur d’une légère névrose et les Macquart qui ont en eux toutes les fêlures qui vont mener au pire. Pendant la rédaction de cette grande œuvre, il est salarié de sa maison d’édition.

Il épouse Gabrielle-Alexandrine avec laquelle il n’aura pas d’enfant. A la cinquantaine il prend pour maîtresse Jeanne Rozerot qui lui donnera 2 enfants.

« J’accuse. »
Au début de l’affaire Zola qui a enfin trouvé une certaine sérénité dans sa vie personnelle, hésite à s’engager. Clemenceau le pousse et Zola enquête profondément sur le sujet. Il publie « J’accuse » dans l’Aurore. Cela lui vaut un procès en diffamation : il est condamné a un an de prison et une forte amende. Pour ne pas purger sa peine, il s’exile en Angleterre pendant 1 an. Ses biens sont saisis pour payer l’amende. Il y a révision du procès en cassation. Zola s’est fait beaucoup d’ennemis dans cette affaire. Lorsque Zola rencontre Dreyfus c’est une déception car ce dernier ne lui montre guère de reconnaissance.
 La ligue des droits de l’homme est créée.
Zola meurt par asphyxie, certaines thèses penchent pour un assassinat. Dreyfus assiste au transfert des cendres au Panthéon : on lui tire dessus.