vendredi 1 février 2013

La pendée bouddhiste

 31/01/2013

Religion : La pensée bouddhiste

Par Jean-Claude Chaise



Dans le cadre d’études ethnopsychiatrique, Jean-Claude Chaise a été amené à s’intéresser à la pensée bouddhiste. Il a suivi le cursus pour devenir lama.

Lama : 3 ans de formation 24H sur 24.
Yogi : même formation mais en 20 ans, par des genres d’unités de valeur.

Le bouddhisme est une tradition plus qu’une religion. C’est une pensée agnostique, sans notion de Dieu.
Bouddha signifie celui qui est éveillé.
C’est une tradition spirituelle. L’esprit est considéré comme un des 6 sens (pour les asiatiques ce 6ème sens est traité comme les autres).
Comment cet esprit fonctionne-t-il ? Il faut avoir la même attitude avec la production de notre esprit qu’avec les productions de nos autres organes
Shākyamuni 5 siècles avant JC est le premier à avoir laissé des écrits. Il n’y a aucun dogme. Il ne s’agit pas de croire à quelque chose, car si on croit à quelque chose c’est que cela n’existe pas. De même si on croit que quelque chose n’existe pas c’est que cette chose existe.
Nous n’existons pas en dehors du regard que les autres ont sur nous.

Il a existé jusqu’à une cinquantaine d’écoles bouddhiques. Aujourd’hui il n’en existe que 5.

En 590 avant JC Shākyamuni à entre 32 et 35 ans. Il est engagé dans une démarche spirituelle depuis 15 ans. Prise de conscience de la finitude de la vie. On naît pour faire l’expérience de la mort. Shākyamuni a enseigné pendant 40 ans.
Il faut chercher à retrouver les instants de plénitude, là, ici, maintenant.
Les Arts Martiaux et le Yoga sont issus de cette pensée.

La pensée bouddhiste : être là maintenant.
La douleur est physique, la souffrance est morale c’est ce qu’on ajoute à la douleur.
Esprit et matière ne s’opposent pas, ne se dissocient pas dans la philosophie bouddhiste.
Affect, esprit, matière : 3 facettes d’une même réalité.

Trois enseignements de Shākyamuni (appelés véhicules)
- Inayana : entrée par l’affect (vie monastique)
- Mahayana : entrée par l’esprit, interdépendance plus importante que l’éveil (dalaï lama)
- Vajrayana : entrée par le corps (yoga)

On compte un million de bouddhistes en France.

samedi 26 janvier 2013

L a lumière noire du suicide


24/01/2013


Considération intempestive :  la lumière noire du suicide

Par Didier Martz





Une personne existe par l’amour où la haine qu’elle suscite. L’indifférence, c’est l’inexistence.
Levinas et Kant considèrent que lorsqu’on a un homme face à soi, il existe. Cela n’est pas suffisant, il n’est qu’à prendre l’Allemagne nazie par exemple qui malgré son niveau de culture élevée a perpétré des génocides. Il y a aussi les phénomènes de maltraitance au quotidien : maltraitance active ou passive (indifférence).
La rencontre d’un être altéré souligne notre fragilité, c’est pourquoi nous avons du mal à le regarder en face.. Le propos moral ou éthique est insuffisant pour nous êtres fragiles.

Le suicide c’est 12000 à 13000 cas recensés en France, chiffre élevé par rapport à d’autres pays. Ce taux est inchangé depuis qu’on a commencé à l’enregistrer. Et il y a les suicides non enregistrés : accidents de la route, conduites à risques etc. Il faut citer également les suicides en entreprise, les suicides assistés (euthanasie) , les attentats suicides (kamikaze, terrorisme, hara-kiri…)

Suicide : se donner la mort
Les hommes (plus introverti ?) se suicident plus que les femmes qui parlent plus facilement de leurs problèmes. La compétition au travail peut agir sur les plus faibles. 
Chez les anciens le suicide n’avait pas se côté moral : c’était une possibilité, les stoïciens l’envisageaient comme une alternative. A cette époque ce qui était important c’était le collectif : il fallait faire le bonheur de la cité pour faire le bonheur de l’individu et non l’inverse. Cette manière de voir perdure chez les Inuits où un individu ne peut se donner la mort mais où le groupe peut décider de supprimer des bouches parce qu’il n’y a rien à manger.
Dans la chrétienté le suicide est condamné (pas de sépulture religieuse)

Classification des suicides :
-  lassitude de vivre
- maladie intolérable
- souffrance morale intolérable
- folie furieuse
- affirmation d’une conviction : geste de sacrifice
- autopunition
- échapper à une torture
- pseudo-suicide (Socrate)
- sans motifs valable
A cela il faut ajouter les suicides collectifs (sectes).

Le suicide est un moyen de se sortir d’un problème. La liberté est la question centrale dans le suicide.

Déterminisme  >  Intention  >  Volonté  >   Acte  >  Conséquences
Mobile: de l’ordre de l’affectif
Motif : de l’ordre de la raison.

Est-il possible de déterminer des profils suicidaires ?
Les déterminismes ne sont pas tout, il reste toujours un espace de liberté si petit soit-il (Kant). Sartre va plus loin qui dit fondamentalement l’homme est libre (libre-arbitre)
Conséquences : la liberté est anéantie puisqu’on est mort.
Conséquences pour l’entourage : culpabilité, honte, modification psychologique…

Pourquoi les suicides sont-ils si peu pris en compte ? Parce que ce sont des actes sans explications rationnelles.

lundi 21 janvier 2013

Philosophie : La violence

17/01/2013
Philosophie : La violence

Par Evelyne Vergnou
 
 
La violence n’est pas toujours illégitime.

L’homme est vulnérable par lui-même, il a peu d’armes naturelles. Mais il a un cerveau qui lui permet d’en construire. Il est devenu ainsi le plus violent de l’univers.
L’homme est doué de raison, mais c’est en même temps un être de passions qui peut se laisser entraîner par ses pulsions.
La violence est visible à l’extérieur, manifeste.
L’agressivité est intérieure, c’est un instinct.
Pour être violent il faut avoir de l’agressivité.
La violence est destructrice.
Pour être éduqué, civilisé, on fait violence sur soi.
Le type de caractère de l’individu influe sur la violence (caractère flegmatique, sanguin, amorphe, passionné,…)
L’homme devient violent lorsqu’il est sujet à une pulsion qu’il ne peut contrôler. La frustration mène également à la violence.
La violence peut-être légale : peine de mort dans certains états des Etats-Unis. Elle peut également être illégale mais paraître légitime (conflits des routiers).
Le terme violence viens du latin vis qui signifie force.
La violence est naturelle et l’homme n’est pas doté d’armes et n’a donc pas d’inhibition. Pour lui la violence ne peut donc être contrôlée par l’éducation.
La violence peut venir de la culture (religion par exemple), de son groupe d’appartenance (envie, jalousie, convoitise…)
Un monde sans violence est une utopie (Utopia de Thomas More).
La violence attire (médias, accidents, bagarres…), fascine (cinéma, sport, littérature). Elle est ambiguë, symbole de virilité.
Emmanuel Kant : rigorisme moral, s’interdit toute violence à la fois dans la fin et dans les moyens : mais ce n’est qu’une posture d’un intellectuel en dehors de l’action.

vendredi 7 décembre 2012

Camille Flammarion le poète des étoiles.

6/12/2012
Camille Flammarion le poète des étoiles. 

Par Bernard Vochelet


 
En 1879, il fait –33° à Langres lorsque paraît "l’astronomie populaire", par Camille Flammarion, journaliste et écrivain scientifique. C’est immédiatement un grand succès de librairie et de nombreuses rééditions vont se succéder. Cela va valoir à son auteur la Légion d’Honneur.
Camille Flammarion est né à Montigny-le-Roi en Haute-Marne d’un père commerçant en draperie. Il est très tôt intéressé par la nature. Mais en 1854 après une épidémie de choléra, les affaires périclitant, la famille émigre à Paris. Les moyens de la famille ne permettent plus à la famille de payer les études et Camille devient apprenti graveur ciseleur. Mais il fait les cours du soir pour passer les bacs littéraires et scientifiques. En plus de cela il écrit des manuscrits ce qui le mène a tomber malade de surmenage. Le médecin qui le soigne étonné par la teneur de ses écrits favorise son admission comme " élève astronome " à l’Observatoire de Paris sous la direction du terrible Le Verrier. Le travail y est fastidieux, mais grâce à un collègue Jean Charconac, après son travail, il découvre un peu le ciel.
Il écrit un livre "la pluralité des mondes habités" qui est un succès de librairie et lui vaut la jalousie de ses collègues. Il est licencié de l’observatoire.
Il se passionne pour le spiritisme très en vogue à l’époque et adhère à la société française des spirites de Allan Kardec.
Pour gagner sa vie il s’oriente vers le journalisme scientifique qui lui assure un certain confort matériel.
Il se passionne également pour l’aérostation qui l’amène à écrire " Mes voyages en ballon".
En 1870 il est capitaine de génie au fort de Vincennes. Cela va le traumatiser et il devient anti-militariste.
Il publie 4 ouvrages.
Il se marie en 1874 et fait son voyage de noces en ballon. Ses revenus élevés lui permettent de tenir un salon très fréquenté. Son frère Ernest, un peu jaloux de sa réussite s’associe à la maison d’édition Marpon. C’est là que Camille va publier son "Astronomie populaire".
Un admirateur lui fait don du château de Juvisy:  il le rénove à grand frais et y installe un observatoire. A cette époque sa renommée est mondiale.
En 1887, création de la société astronomique de France. Il continue à publier des ouvrages et même des romans tel  "Uranie"
Ensuite l’étoile de Flammarion commence à pâlir, il est un peu dépassé par l’évolution rapide de la science. Il écrit "la fin du monde" (1894) et crée la Fête du soleil. Il participe à l’expérience du pendule de Foucault.
En 1919, son épouse Sylvie meurt, mais il connaît depuis plusieurs années Gabrielle Renaudot que Sylvie avait fini par accepter à contrecœur. Il se remarie avec Gabrielle 6 mois après le décès de Sylvie.
Camille meurt à 83 ans en 1925. Il est enterré avec Sylvie dans le parc de Juvisy.
Camille Flammarion n’a rien découvert, mais il a été un excellent vulgarisateur. Il a appris à aimer l’astronomie.
 

vendredi 30 novembre 2012

Thermodynamique

Des principes de la thermodynamique aux machines thermiques


Par Jean-Luc Bodnar
 
 
Thermodynamique : échanges thermiques, branche de la physique.
Energie : quelque chose qui se conserve (rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme).
Il existe deux grandes catégories d’énergie :
  • thermique

  • travail
Travail : niveau macroscopique et ordonné
Chaleur : niveau microscopique et désordonné.

En physique quand on a l’intuition d’une loi qu’on ne peut démontrer mais dont les conséquences sont vérifiées, on énonce un principe.

Premier principe de la thermodynamique, énoncé par Carnot :
Equivalence des énergies. On peut transformer toute énergie en n’importe quelle autre. La chaleur est une vraie énergie. Cela a donné naissance à la calorimétrie.

Deuxième principe : La chaleur passe du chaud au froid, mais pas l’inverse. Il faut deux sources de chaleur pour faire des échanges d'énergie.
Spontanément on tend à l’augmentation du désordre (entropie).
Dans un système isolé, l’entropie ne peut qu’augmenter.

Rendement maximal = 1- T1/T2   (T2 source chaude, T1 source froide)

 
Il existe 3 grands types de machines :
  • Machine à vapeur : machine de Carnot (centrale électrique, locomotive à vapeur …). Elles permettent des grandes puissances mais polluent et sont grosses consommatrices d’eau.

  • Moteur à explosion (voiture) l’inconvénient est la puissance limitée.

  • Moteur de Stirling : le mouvement est donné par alternance de chauffage et refroidissement (par exemple par l’alternance d’exposition à l’ombre et au soleil). Ce moteur peut atteindre le rendement maximal de Carnot. Le problème est son encombrement.

lundi 22 octobre 2012

Mozart : l’enlèvement au Sérail

Mozart : l’enlèvement au Sérail

Par Antoine Le Duc
 
 
 
Singspiel : genre léger mais qui devient de l’opéra parle génie de Mozart.

France : opéra-comique, semi-chanté, semi-parlé
Italie : opéra-bouffe, chanté intégralement.
Allemagne : singspiel

Ils mettent en scène des personnes triviales et non plus des personnages historiques comme dans l’opéra. cela permet des mélanges de musiques plus variées.
Mozart était ouvert aux idées nouvelles, c’est l’époque des Lumières : la lutte contre l’obscurantisme, la religion, l’arbitraire, les privilèges est dans l’air du temps.
L’enlèvement au Sérail se passe en Turquie qui est très à la mode à l’époque. Il met en scène deux couples, le couple de maître (Constance et Belmonte) et le couple de serviteurs (Blandine et Pedrillo). Ils sont tombés aux mains de pirates barbaresques qui exigent une rançon pour leur libération. Ils sont détenus par Selim Pacha et Osmine le méchant gardien du sérail. On trouve dans ce singspiel les prémices du romantisme.

dimanche 14 octobre 2012

Les grands sites de l’UNESCO

11/10/2012
Athènes et son Acropole
  Pétra la ville rose

  Par Chantal NIVLET-JANUEL
 
 
Athènes
1834 : naissance de la Grèce moderne, un drapeau mais pas encore de fédération des cités.
Premier roi d’Athènes Cecrops (–2000) puis autres rois légendaires Thésée, Egée…
Pisistrate premier grand bâtisseur de Grèce.
Périclès va être le continuateur. Ce n’est pas une réelle démocratie, il crée le droit du sol qui donne le droit de vote aux seuls natifs d’Athènes.
Athéna a donné son nom à Athènes. Elle est fille de Zeus et de Métis. C’est la déesse de la Sagesse et la Prudence.
L’Acropole est le nom de la colline (ville haute). Le Parthénon est un temple dédié à Athéna (marbre parthénique).
Autre temple plus petit, l’Érechthéion avec ses Caryatides.
Les Propylées (Grand vestibule) sont l’accès à l’Acropole.
Petit temple de Athéna Niké.
Parthénon, liaison entre la philosophie de Platon et les mathématiques. Les colonnes sont obliques pour paraître droite par effet d’optique. A l’intérieur colonnes sur 2 étages. Les sculptures sont réalisées par Phidias ami de Périclès et un des meilleurs artistes de tous les temps.
A l’intérieur du Parthénon il y avait une statue d’Athéna de 10m de haut en bois et en or.
 
Petra
Ce site a été retrouvé par un Suisse en 1812.
Il a été abîmé par les tribus bédouines qui l’ont occupé.
Ce site a été creusé par les Nabatéens. Il présente de belles fresques réalisées pendant l’âge d’or (-50 av JC, +50 ap JC). Les inscriptions sont en Araméen.
Les Nabatéens sont arrivés au 7éme siècle avant JC. A l’origine c’étaient des nomades et des pillards. Ils avaient le monopole du commerce (épices). Ils n’ont jamais été vaincus par les romains.
Le site présente essentiellement des tombes et des temples.
La roche est un grès poreux donc friable.
Les Nabatéens ont pu faire de nombreux puits qui ont permis l’irrigation.
Les dieux sont représentés en dessins stylisés sur les parois :ils ont un rapport avec l’eau et la fertilité.
La population a pu avoisiner 10 000 personnes à l’apogée dans des habitations troglodytes.
Les Nabatéens ont dû quitter le site lorsque les romains ont créé des voies fluviales pour le commerce qui ont ruiné leur monopole.
 
.