jeudi 17 novembre 2011

Les élites contre le peuple et le peuple contre les élites.

10/11/2011



Sociologie :
Les élites contre le peuple et le peuple contre les élites.




Par Roland Choiselle




 
Référence : "Indignez-vous" par Stéphane Hessel, résistant, collaborateur de Cassin, ambassadeur à l’ONU.




Elites : -Financières
-Intellectuelles (Intello academy)
-de la gouvernance.




P. Bourdieu "la reproduction"
D. Rothkopf "la caste"




L’élite financière représente environ 6000 personnes. Elle se rencontre au forum de Davos et au sein d’autres clubs fermés.
Lors de la révolution de 1789, il y a eu un effondrement des élites qui ont été remplacées par une oligarchie de l’argent.
On a assisté à des crises financières successives, cela a commencé par le Japon (2002-2006). On a vu également l’émergence d’entreprises gigantesques multinationales (Exxon, Wallmart…).




L’élite intellectuelle utilise un langage ésotérique, se pare de signes distinctifs.




L’élite de la gouvernance: famille, ENA
Importance de l’ENA après 1945 pour former la haute administration, mais ensuite la sclérose s’est installée.
Evolution en parallèle du patronat.
 

mardi 8 novembre 2011

La Commune de Paris, entre mythes et réalités

La Commune de Paris, entre mythes et réalités
Par Bernard Herold
 
JB Clément a écrit "Le temps des cerise" 5 ans avant la Commune et il a été franc-maçon bien longtemps après la Commune.
La Commune a été un creuset d’idées pour la 3ème République. Pourtant elle n’a duré que 2 mois, du 26 mars au 22 mai 1871 (72 jours).
Avant la Commune, de 1795 à 1870 tous les régimes ont été monarchiques. Sous le 2ème Empire, soutenu par les ruraux, le gouvernement se méfie de Paris et la commission municipale est composée de membres nommés par l’état. Le préfet a tous les pouvoirs, c’est Haussmann.



La décomposition de la population parisienne en 1870 est la suivante :
-200 000 nobles et haute bourgeoisie.
-400 000 petite bourgeoisie.
-1 million classes populaires et domestiques.
Les classes populaires sont concentrées dans le Nord et l’Est de Paris alors qu’au Sud et à l’Ouest se concentrent noblesse, petite et grande bourgeoisie.
1862 voit un affaiblissement du régime et la résurgence du mouvement ouvrier.
Lorsque la guerre est déclarée le 19 juillet 1870, elle est soutenue par la population. Le 24 septembre l’armée capitule à Sedan et l’empereur est fait prisonnier. Les nantis quittent Paris alors que beaucoup de pauvres s’y réfugient. Le 4 septembre la République est proclamée à Marseille, Lyon et Paris : un gouvernement autoproclamé constitué de députés élus en 1869 est mis en place.
Le 20 septembre Paris est assiégé. Jusqu’en mars dans Paris ce sont les modérés qui dominent. La famine monte dans les classes populaires.
Le 28 janvier un armistice est négocié par Thiers. Les Parisiens sont indignés, ils ont l’impression d’avoir souffert 6 mois pour rien. Les législatives de février donnent la majorité aux modérés.
Thiers envoie la troupe s’emparer des canons de la Butte Montmartre mais des problèmes d’intendance en font rater la réalisation. Deux généraux sont tués par la foule. C’est le début de l’insurrection. Thiers se replie sur Versailles.
La Commune de Paris commence, le drapeau rouge est adopté et le calendrier républicain est remis en place. 70 journaux vont être créés dont le plus célèbre "la cause du peuple" de Jules Vallès. Le 18 mai les journaux favorables aux Versaillais sont interdits. Il y a création de nombreux clubs dont celui de Louise Michel. De nombreuses destructions, crimes et assassinats ternissent la Commune. L’union des femmes est crée. Mais la désorganisation militaire de la Commune fait face à une réorganisation de l’armée versaillaise. La Commune refuse de nationaliser la banque de France. Mais son principal défaut est qu’elle manque d’un chef.
Du 11 au 21 mai les versaillais attaquent. Les Fédérés vont se battre jusqu’à la mort. On estime à 50 000 le nombre des morts chez les communards. Le 28 mai les derniers sont réfugiés au Père-Lachaise où ils vont être fusillés au mur des Fédérés.

mardi 17 mai 2011


12/05/2011
Philosophie : Le symbolisme du feu
Par Evelyne Vergnou
 
 
 
Pour Heraclite (4ème siècle avant JC) la doctrine du feu est primordiale, tout vient du feu, tout se transforme par le feu. Le feu est le symbole du mouvement éternel.
Arts du feu (céramique), arts des métaux (forgeron), alchimie.
Le feu est présent dans toutes les civilisations indo-européennes.
Le feu est le seul élément que l’homme peut faire lui-même. Il a été découvert par l’homo erectus d’Afrique il y a plus d’un million d’années. Ce serait l’homo erectus d’Asie (sinanthrope) qui aurait découvert la méthode pour faire des feus il y a environ 400 000 ans.
Le feu c’est le début de la socialisation : manger autour du feu, cela structure le temps. Le foyer, la femme est le centre de la maison : chaleur, vie etc.
Avec le feu l’homme quitte l’animalité et se rapproche de dieu.
Bachelard a beaucoup écrit sur le feu (psychanalyse du feu).


Divinités liées au feu :
Inde
Feu = agni (veut dire agile, vif)
Indra (foudre)
Sûrya (soleil)
Livre sacré de l’Inde : Livre des Védas
Véhicules du feu : char, aigle(garuda) qui sert de monture à Vishnu.
Il y a encore en Inde des sectateurs du feu, les Parsis qui descendent des aryens (indo-européens)


Iran
Les équivalents des Parsis s’appellent les Zoroastre.
Mazda : le soleil grand dieu de l’Iran (Ormuz)
Ahriman : l’opposé de mazda, les ténèbres.


Rome
Les Lares, les Pénates, les Mannes


Mésopotamie
Marduk (soleil)


Egypte
Amon, Aton, Ra
Unification des deux Egypte Amon-Ra


Mégalithes : lié au culte solaire ?
Fête des solcistes -- fête de la Saint-Jean


Grêce
Apollon


Civilisations précolombiennes
Inca : fils du soleil
Aztèques (aigle et jaguar)


Druides


Religion chrétienne
Cierge Pascal
Langues de feu Pentecôte.

mardi 19 avril 2011

Les Prêtres dans l'Egypte antique


14/04/2011
Les Prêtres en Egypte antique
Par Jocelyne Fleury
 
On remarque en Egypte l’abondance et les dimensions des édifices religieux. Ceux qui sont visibles actuellement sont gréco-romains, ceux de l’Egypte classique ne subsistent pas. Hérodote a beaucoup décrit l’Egypte dans " Histoires ", il a constaté que la vie religieuse était importante à cette époque.




Nous avons 3 témoignages importants sur les prêtres :
1) Hérodote : les Egyptiens sont dévots, ils respectent les normes religieuses et le clergé est très puissant.
2) Porphyre (3ème siècle après JC) constate que les prêtres " païens " ont une vie simple et sobre.
3) Juvénal (60-140 après JC) dans ses " Satires " se moque de la religion égyptienne qu’il n’a pas comprise.




Fonctionnement de la charge sacerdotale :
Beaucoup de membres du haut clergé cumulaient des fonctions religieuses et civiles. Au 15ème AC Hapouseneb est Vizir et Grand Prêtre. En 660 AC Montouemhat est prince de la ville et 4ème prophète. Au 4ème AC Padineïth est Prêtre avant de devenir Vizir.
C’est en théorie le souverain qui nommait les prêtres, mais en fait les charges étaient héréditaires. Le souverain pouvait rompre le cours des choses lorsqu’il voulait récompenser ou punir.
Il y avait plusieurs prêtres pour un seul dieu, mais un seul chef, le Grand Prêtre. L’organisation présentait une hiérarchie rigide. Par contre la prêtrise d’un temple était une structure autonome sans subordination hiérarchique par rapport à d’autres temples.
Les divinités n’étaient pas organisées en système, elles étaient locales. La prêtrise était pléthorique et dissociée. Le souverain devait faire le lien entre les diverses églises autocéphales. Le souverain avait la prérogative du culte, il avait donc la double " casquette " religieuse et civile.
La fonction sacerdotale s’effectuait dans le temple : Hors du temple le prêtre était une personne ordinaire.




Le temple
Il présente une structure standard jusqu’à l’époque romaine incluse. Dans le temple n’entraient que les prêtres et les auxiliaires du culte.
Le temple avait une enceinte en brique crue. Le sanctuaire qui représentait 10% de la surface était en pierre. Les 90% restants étaient d’autres édifices en briques crues : maison de prêtres, magasins de stockage, lieu aquatique pour la purification…



Personnel du temple
-Prêtres
-Personnel administratif et technique.
Une hiérarchie avec un haut clergé et un bas clergé tenus à une purification rituelle (ouab) :
-1er Grand Prêtre
-2ème Grand Prêtre
-3ème Grand Prêtre
-4ème Grand Prêtre
…..
-Prêtres ordinaires (serviteur du dieu) en nombre variable en fonction de la taille du temple, organisés en groupe avec à leur tête un surintendant.
-Pères du dieu
-Préposés au mystère
-Prêtres lecteurs (et magiciens)
-Prêtres de bas rang




Clergé féminin : femmes prêtresses = épouses du dieu
Les Grandes Prêtresses ne pouvaient pas se marier. Les prêtresses ordinaires pouvaient être mariées à des prêtres.




Rôle économique du temple
Les temples nourrissaient une partie de la population. Ils possédaient des terres. Ils avaient besoin de fonctionnaires pour faire fonctionner ces structures.




Rituel dans le temple
Le but était de capter la présence divine. Les offrandes représentaient toutes les productions d’Egypte.
Tous les temples avaient un rite 3 fois par jour :
Le matin : ablution des prêtres, offrandes déposées sur les autels. Le prêtre le plus gradé ouvrait la porte du Saint des Saints et le Naos. La statue était traitée comme un être vivant.
Le midi : célébration du soleil au zénith.
Le soir : cérémonies dans les chapelles latérales.

lundi 11 avril 2011

Pierre Loti

31/03/2011 La Vie des écrivains du XIXème : Pierre Loti Par Michel Grenouilloux
 Julien Viaud (vrai nom de Pierre Loti) est né à Rochefort-sur-Mer en 1850 et il meurt en 1923. C’est une naissance tardive, il est le 3ème enfant, sa sœur a alors 19 ans et son frère 12 ans. C’est un enfant choyé dans un milieu de femmes (5). C’est un milieu modeste après avoir connu l’aisance.

1863, Julien décide de se faire marin comme son frère Gustave. Il commence un journal intime très précis et sans concessions qu’il continuera toute sa vie. Ce journal très sincère sera la base de son œuvre littéraire.

1865 son frère Gustave meurt à l’âge de 27 ans, et à partir de là il va être obsédé par les cimetières.

1866 il a sa première expérience sexuelle avec une gitane.

1867 il est reçu 40ème sur 70 à l’école navale. Son père soupçonné de vol va être jeté en prison. Il sera ensuite lavé des soupçons mais devra néanmoins rembourser l’argent manquant ce qui va entraîner la gêne de la famille pendant de longues années.

1868 premier voyage à bord de Bougainville.

1870 mort du père. Il fait la guerre en mer du Nord et en Baltique.

1872 escale à Tahiti : il écrit Le mariage de Loti d’où il tire son pseudonyme suggéré par Pomaré IV la reine de Tahiti.

1874 aventures au Sénégal.

1875 il fait la connaissance de Sarah Bernhard.

1876 départ pour Salonique, il y rencontre Haridjé qui deviendra Aziyadé.

1877 aménagement d’une chambre turque à Rochefort.

1879 publication de Aziyadé sans nom d’auteur.

1880 publication du mariage de Loti pat Juliette Adam : C’est un très gros succès. Le 2 octobre c’est la première apparition de la signature Loti pour un article.

1881 Le roman d’un Saphi

1885 Madame Chrysantème

1886 Pêcheur d’Islande. Mariage avec Blanche Franc de Ferrières.

1889 naissance de son fils Samuel.

1891 élection à l’Académie Française contre Zola.

1897 publication de Ramuntcho

1893 au Pays Basque il rencontre Crucita Gainza : avec cette dernière il aura 3 enfants dont 2 survivront

1899 il est mis à la retraite d’office, puis réintégré.

1910 retraite

1914 à sa demande il est affecté près de Gallieni.

Dans sa carrière il aura été en mer 19 ans et 11 mois.   

vendredi 18 mars 2011

Etre Alsacien de 1868 à 1948 (2ème partie)


17/03/2011
Etre Alsacien de 1868 à 1948
Par Bernard Herold
 
Deuxième partie


Pendant la guerre 1914-1918, même si cela a été passé sous silence, il y avait un front en Alsace sur les Vosges. Les soldats Alsaciens entre 1915 et 1917 ont été engagés principalement sur le front de l’Est. Après 1917 ils vont être rapatriés sur le front Ouest mais disséminés dans les divers régiments.


Bilan :
-250 000 mobilisés
-50 000 tués
-150 000 blessés.


Les civils sont peu enclins à accepter la guerre car c’est une population essentiellement agricole qui craint les dévastations potentielles. Les Allemands font preuve d’une certaine suspicion vis-à-vis des Alsaciens: peu à peu ils vont en arriver à se comporter comme dans un pays occupé.


Après la guerre, le retour à la France n’est pas si aisé : Le président des USA Wilson n’est pas convaincu qu’il faille rendre l’Alsace à la France. Il faudra l’intervention de Eugénie de Montijo (par l’intermédiaire d’un fils naturel de Napoléon III ) près de Clemenceau en présentant une lettre de Guillaume II écrite en 1870 qui présentait l’Alsace comme un rempart pour protéger l’Allemagne pour qu’enfin le retour de l’Alsace à la France ne soit pas un objet de négociation mais un droit non négociable.


Après le traité de Versailles est promulguée la loi de réintégration. Les Alsaciens dans un premier temps sont classés en quatre catégories :
-A deux parents nés en Alsace
-B un parent né en Allemagne
-C parents nés dans un pays neutre
-D deux parents nés en Allemagne.
Le dernier cas n’était pas rare car il avait fallu remplacer les Alsaciens qui avaient fui le joug Allemand.
La francisation scolaire et administrative est mise en place. Dans les écoles on adopte la méthode directe, interdiction de parler un mot d’allemand sauf pour l’instruction religieuse. On met en place des assistants français pour les instituteurs et cette mesure va être très mal acceptée, les relations vont être difficiles et beaucoup d’instituteurs vont être révoqués. Cela va entraîner un résultat catastrophique au certificat en 1919. En conséquence Charletty recteur va accepter un peu d’allemand à l’école.
On estime à 100 000 le nombre de personnes qui vont quitter l’Alsace, dont environ 10 000 instituteurs.
Concernant le vin, le débouché vers l’Allemagne se ferme engendrant une grave crise qui va amener les producteurs à améliorer leur qualité pour trouver de nouveaux débouchés.
Les lois spécifiques vont être conservées malgré quelques tentatives d’uniformisation (Herriot en 1924). Le clergé garde son statut de fonctionnaire.


En 1939, 374 000 Alsaciens (sur un total de 1,2 millions) sont évacués vers le sud-ouest de la France. Leur arrivée va être difficile en raison des différences de mode de vie et de niveau social. A l’armistice de Rethondes en 1940, le traité ne parle pas de l’Alsace et de la Lorraine. Le 4 juillet l’ancienne frontière de 1871 est rétablie. Les soldats alsaciens sont libérés.
Sur les 374 000 Alsaciens évacués en 1939, 320 000 reviennent en Alsace.
C’est à nouveau la germanisation : interdiction du français, nazification des mouvements, quadrillage du pays, création du RAD qui est un genre de STO mais en plus militarisé pour les jeunes garçons et filles de 17 à 25 ans.
Le 23 août un décret donne la nationalité allemande à tous les Alsaciens, il en découle que pour eux le service militaire devient obligatoire. Ils vont être envoyés majoritairement sur le front de l’Est. 12 000 jeunes vont prendre la fuite en 1942 pour ne pas être enrôlés. A la suite de cela un décret va être promulgué pour responsabiliser la famille.
Dans le camp de Tambo en URSS on regroupait les prisonniers des pays " amis ". Beaucoup y sont morts, 130 000 Alsaciens y ont été incorporés. Ceux qui en reviennent seront mal vus.
Il y eut une résistance en Alsace, mais plus difficile en raison du maillage du territoire.


Le retour à la France a vu un nouveau cycle d’épuration-condamnation, mais en global cela c’est mieux passé qu’en 1918.
Il faut signaler qu’à Oradour-sur-Glane il y avait 14 Alsaciens, 13 incorporés et 1 volontaire dans le corps de la Waffen-SS. Aux procès de Bordeaux ils seront condamnés à la prison à vie, mais un an après les 13 " malgré nous " seront amnistiés.
Il existe encore en Alsace un droit différent, avec certaines lois françaises d’avant 1871 et la permanence de loi allemande promulguée entre 1871 et 1918.
 

vendredi 11 mars 2011

Valmy


10/03/2011
VALMY
Par Mr Delettre
La fuite de Varennes a provoqué une rupture dans la mentalité des français. A partir de ce moment Louis XVI est considéré comme parjure car il reniait les serments .
Les conséquences de cette fuite et de Valmy vont être le passage d’une monarchie constitutionnelle à une république.
En septembre 1791, c’est la fin de la constituante, la constitution accorde au roi le droit de veto : cette constitution va s’avérer inapplicable dans les faits.
La nouvelle assemblée (législative) est totalement renouvelée car les constituants n’ont pas eu le droit de se représenter .
Louis XVI depuis 1789 a adressé des lettres aux rois étrangers pour qu’ils viennent à son secours. Parallèlement il y a eu émigration de la noblesse. La fuite du roi a montré qu’il jouait double-jeu.
Pendant l’hiver 1791-1792 la question qui secoue l’opinion est : " doit-on faire la guerre ? ". Les Girondins pensent qu’il faut la faire pour mettre le roi au pied du mur. La Fayette et la Cour sont pour la guerre mais pas pour les mêmes raisons, la Cour espère que la guerre verra la défaite de la France et ainsi le roi sera appelé à la rescousse. Pendant ce temps le peuple s’agite en raison du coût de la vie et du manque de nourriture. En final cela provoque une atmosphère de manque de confiance généralisée. Des gens vont demander un changement de roi d’autres vont réclamer la république.
Les monarchiens veulent la paix. Robespierre dans un premier temps souhaite la guerre puis ensuite devient favorable de la paix.
En mars 1792 Louis XVI appelle des girondins aux ministères
Le 20 avril 1792 déclaration de guerre au roi d’Autriche. Une attaque vers les Flandres fin avril est un échec total car les plans de l’attaque ont été fournis à l’ennemi.
Pour restaurer l’ordre et le respect du roi après l’invasion des Tuileries par le peuple, La Fayette veut soulever la garde nationale, mais Petion informé par Marie-Antoinette décide d’annuler la revue.
Le 11 juillet " déclaration de la Patrie en danger ".
Le peuple s’engage en masse. La Commune Insurrectionnelle demande la destitution du roi. N’ayant pas obtenu satisfaction, elle part à l’assaut des Tuileries le 10 août aidée des Fédérés et au chant de La Marseillaise. Le lendemain l’assemblée nomme un exécutif provisoire avec Danton et des girondins.
Pendant ce temps Autrichiens et Prussiens se concentrent au Luxembourg, mais les troupes sont dans un mauvais état sanitaire. Le 19 août La Fayette passe à l’ennemi mais il y est très mal reçu: il sera mis en prison plusieurs années. Dumouriez le remplace: de petite noblesse il a choisi les armes, il a fait la guerre de 7 ans puis a été agent secret du roi dans divers pays et enfin il a été ministre de la guerre. C’est donc un homme expérimenté et très ambitieux.
Le 23 août Brunswick entre en France et prend Longwy , par contre Thionville lui resiste et ne cédera pas.
Il pleut depuis 3 semaines, les Français dispose de 56 000 hommes et les étrangers 40 000.
Le 2 septembre les Prussiens arrivent à Verdun où la municipalité leur ouvre les portes. Mais les Prussiens ont un gros problème de ravitaillement. Ils arrivent en Argonne.
Dumouriez, contre l’avis de Servan ministre de la guerre décide que c’est en Argonne qu’il faut bloquer l’ennemi. En Argonne 6 passages sont possibles : le Chêne, Croix aux bois, Grand Pré, Lachalade, Les Islettes et la trouée de Revigny.
Dumouriez s’installe entre les Islettes et Sainte-Menehould. La Croix-aux-Bois cède à l’ennemi mais Chazot est à proximité et le passage est étroit. Kellermann basé à Revigny est en désaccord avec Dumouriez et partage l’opinion de Servan : il temporise autour de Vitry et Bar-le-Duc. Puis il se décide à remonter vers Sainte-Menehould et il arrive à Dommartin-la-Planchette le 19 septembre.
Ce sont des militaires de carrière qui vont participer aux combats : excellents soldats ravitaillés par la population locale. En outre il possèdent de très bon canons de 2 km de portée qui ont été utilisés pendant la guerre d’indépendance aux Etats-Unis. Le Duc de Chartres, futur Louis-Philippe participe à la bataille.
Brunswick va attaquer 3 fois sans succès avant d’abandonner pour économiser les vies humaines, car au même moment se passe l’affaire de Silésie qui oppose Prussiens et Autrichiens. Dumouriez, assisté de Westermann entre en négociation avec Brunswick.
Finalement cette bataille a fait peu de mort directement, mais beaucoup sont morts ensuite des deux côtés à cause de la dysenterie.
Le 21 septembre, première séance de la convention. Collot d’Herbois et l’abbé Grégoire proposent l’abolition de la monarchie. C’est l’an 1 de la république. Le 25 septembre Couthon proclame que la république est une et indivisible.