vendredi 11 mars 2011

Valmy


10/03/2011
VALMY
Par Mr Delettre
La fuite de Varennes a provoqué une rupture dans la mentalité des français. A partir de ce moment Louis XVI est considéré comme parjure car il reniait les serments .
Les conséquences de cette fuite et de Valmy vont être le passage d’une monarchie constitutionnelle à une république.
En septembre 1791, c’est la fin de la constituante, la constitution accorde au roi le droit de veto : cette constitution va s’avérer inapplicable dans les faits.
La nouvelle assemblée (législative) est totalement renouvelée car les constituants n’ont pas eu le droit de se représenter .
Louis XVI depuis 1789 a adressé des lettres aux rois étrangers pour qu’ils viennent à son secours. Parallèlement il y a eu émigration de la noblesse. La fuite du roi a montré qu’il jouait double-jeu.
Pendant l’hiver 1791-1792 la question qui secoue l’opinion est : " doit-on faire la guerre ? ". Les Girondins pensent qu’il faut la faire pour mettre le roi au pied du mur. La Fayette et la Cour sont pour la guerre mais pas pour les mêmes raisons, la Cour espère que la guerre verra la défaite de la France et ainsi le roi sera appelé à la rescousse. Pendant ce temps le peuple s’agite en raison du coût de la vie et du manque de nourriture. En final cela provoque une atmosphère de manque de confiance généralisée. Des gens vont demander un changement de roi d’autres vont réclamer la république.
Les monarchiens veulent la paix. Robespierre dans un premier temps souhaite la guerre puis ensuite devient favorable de la paix.
En mars 1792 Louis XVI appelle des girondins aux ministères
Le 20 avril 1792 déclaration de guerre au roi d’Autriche. Une attaque vers les Flandres fin avril est un échec total car les plans de l’attaque ont été fournis à l’ennemi.
Pour restaurer l’ordre et le respect du roi après l’invasion des Tuileries par le peuple, La Fayette veut soulever la garde nationale, mais Petion informé par Marie-Antoinette décide d’annuler la revue.
Le 11 juillet " déclaration de la Patrie en danger ".
Le peuple s’engage en masse. La Commune Insurrectionnelle demande la destitution du roi. N’ayant pas obtenu satisfaction, elle part à l’assaut des Tuileries le 10 août aidée des Fédérés et au chant de La Marseillaise. Le lendemain l’assemblée nomme un exécutif provisoire avec Danton et des girondins.
Pendant ce temps Autrichiens et Prussiens se concentrent au Luxembourg, mais les troupes sont dans un mauvais état sanitaire. Le 19 août La Fayette passe à l’ennemi mais il y est très mal reçu: il sera mis en prison plusieurs années. Dumouriez le remplace: de petite noblesse il a choisi les armes, il a fait la guerre de 7 ans puis a été agent secret du roi dans divers pays et enfin il a été ministre de la guerre. C’est donc un homme expérimenté et très ambitieux.
Le 23 août Brunswick entre en France et prend Longwy , par contre Thionville lui resiste et ne cédera pas.
Il pleut depuis 3 semaines, les Français dispose de 56 000 hommes et les étrangers 40 000.
Le 2 septembre les Prussiens arrivent à Verdun où la municipalité leur ouvre les portes. Mais les Prussiens ont un gros problème de ravitaillement. Ils arrivent en Argonne.
Dumouriez, contre l’avis de Servan ministre de la guerre décide que c’est en Argonne qu’il faut bloquer l’ennemi. En Argonne 6 passages sont possibles : le Chêne, Croix aux bois, Grand Pré, Lachalade, Les Islettes et la trouée de Revigny.
Dumouriez s’installe entre les Islettes et Sainte-Menehould. La Croix-aux-Bois cède à l’ennemi mais Chazot est à proximité et le passage est étroit. Kellermann basé à Revigny est en désaccord avec Dumouriez et partage l’opinion de Servan : il temporise autour de Vitry et Bar-le-Duc. Puis il se décide à remonter vers Sainte-Menehould et il arrive à Dommartin-la-Planchette le 19 septembre.
Ce sont des militaires de carrière qui vont participer aux combats : excellents soldats ravitaillés par la population locale. En outre il possèdent de très bon canons de 2 km de portée qui ont été utilisés pendant la guerre d’indépendance aux Etats-Unis. Le Duc de Chartres, futur Louis-Philippe participe à la bataille.
Brunswick va attaquer 3 fois sans succès avant d’abandonner pour économiser les vies humaines, car au même moment se passe l’affaire de Silésie qui oppose Prussiens et Autrichiens. Dumouriez, assisté de Westermann entre en négociation avec Brunswick.
Finalement cette bataille a fait peu de mort directement, mais beaucoup sont morts ensuite des deux côtés à cause de la dysenterie.
Le 21 septembre, première séance de la convention. Collot d’Herbois et l’abbé Grégoire proposent l’abolition de la monarchie. C’est l’an 1 de la république. Le 25 septembre Couthon proclame que la république est une et indivisible.

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